
Ils dénoncent «une situation absurde». Depuis le 1er juillet, la cigarette est interdite dans tous les lieux à ciel ouvert comme les parcs ou aux abords des écoles, par exemple. En principe, elle ne concerne pas les terrasses, sauf si ces dernières sont situées à proximité de ces endroits. De quoi provoquer la grogne des restaurateurs. «Par exemple deux cafés côte à côte : la terrasse du premier est non-fumeur car située à moins de 10 mètres d’un établissement d’enseignement ; celle du second, juste au-delà des 10 mètres, reste fumeur», déplore l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (UMIH) dans une lettre ouverte adressée à la ministre de la Santé, Catherine Vautrin.
L’un des premiers syndicats patronaux de cafés, hôtels, restaurants et établissements de nuit va même plus loin en pointant «un dispositif technocratique générateur de situations absurdes». «Un restaurant installé sur une plage interdite à la baignade peut autoriser à fumer sur sa terrasse, tandis qu’un autre restaurant sur une plage surveillée ne le peut pas», explique-t-il. C’est pourquoi il réclame «l’ouverture d’une concertation immédiate» sur le sujet à la ministre de la Santé.
L’UMIH réclame plus de dialogue pour «corriger les effets injustes de cette réglementation»
Le syndicat patronal regrette également de ne pas avoir été suffisamment associé aux discussions de juin sur l’élaboration du nouveau décret gouvernemental au sujet de l’extension des espaces sans tabac. L’UMIH demande ainsi «un changement de méthode» avec «le dialogue plutôt que l’imposition, la construction plutôt que la surprise réglementaire». Le but de la démarche : «corriger les effets injustes de cette réglementation, préserver l’équité entre établissements, et envisager des modalités d’une mise en œuvre plus souple, proportionnée et acceptable pour tous».


















