Un chèque de seulement 100 à 200 euros, qui plus est réservé aux plus modestes : alors que leur facture de chauffage a en moyenne enflé de 60% en un an, c’est peu de dire que l’aide gouvernementale prévue à destination des 2,8 millions de foyers recourant au fioul domestique (également appelé « mazout »), est décevante. Et le pire est à venir, car ce mode de chauffage est voué à disparaître. D’ici à 2028, plus aucune chaudière (y compris les anciennes) ne sera en effet autorisée à fonctionner avec ce dérivé du pétrole brut. Depuis juillet 2022, il n’y a d’ailleurs plus moyen de faire installer chez soi un appareil de chauffage neuf dont les émissions de CO2 sont supérieures ou égales à 300 grammes par kilowattheure, ce qui exclut d’office toutes les chaudières au fioul.

>> Notre service - Trouvez un artisan de qualité et obtenez vos aides pour votre projet d'installation de chauffage

A priori, la disparition programmée de cette énergie ne devrait faire que des heureux. D’abord parce qu’elle ne laisse pas place au vide, et que l’on peut d’ores et déjà y substituer du biofioul dit « F30 », un nouveau combustible composé de fioul mélangé à de l’huile de colza à hauteur de 30% (proportion qui grimpera à 50% en 2028). D’une odeur beaucoup moins incommodante pour les utilisateurs, ce biofioul a également l’avantage, pour la planète, d’être moins polluant : pas plus de 250 grammes de CO2 rejetés par kilowattheure (soit 15% de moins que le fioul).

La suite est réservée aux abonnés
Offre spéciale -30% avec le code HIVER26
  • Accès à tous nos articles pour comprendre l’économie
  • Des conseils pratiques et solutions concrètes pour gérer vos finances
  • Lecture immersive, publicité limitée
  • Sans engagement