Bonne nouvelle pour les propriétaires de logements chauffés à l’électricité, leur note sur le diagnostic de performance énergétique (DPE) pourrait devenir bien meilleure d’ici quatre mois. Et sans qu’il soit besoin de réaliser des travaux de rénovation énergétique ! Publié ce mardi 26 août, un arrêté ministériel prévoit d’abaisser, à partir du 1er janvier 2026, «le coefficient de conversion de l’électricité» dans le calcul du DPE, de 2,3 à 1,9, «s'alignant ainsi avec la valeur européenne par défaut». Vous ne comprenez rien ? On vous explique !

Actuellement, les logements chauffés à l’électricité sont défavorisés par le mode de calcul du DPE, par rapport aux biens chauffés au gaz naturel. Ce, en raison de ce fameux coefficient de conversion, fixé à 2,3 pour l’électricité contre 1 pour le gaz naturel. Or la «valeur verte» des biens immobiliers, déterminée par le DPE, devient de plus en plus importante dans leur valorisation globale, en raison des nouvelles réglementations environnementales. A commencer par l’interdiction, entrée en vigueur le 1er janvier 2025, de mettre en location des logements classés G sur le DPE, une note qui correspond aux pires passoires thermiques. Cette interdiction frappera les biens notés F en 2028, puis ceux classés E en 2034.

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Un gain de 1 à 2 étiquettes pour la note de DPE ?

Afin de «corriger une inégalité de traitement pénalisant jusqu’ici les logements chauffés à l’électricité, y compris lorsqu’ils ont fait l’objet de travaux de rénovation», le Premier ministre, François Bayrou, avait annoncé, le 9 juillet dernier, cette modification du calcul du DPE. Un changement qui «conduira à sortir du statut de passoire énergétique (étiquettes F et G) environ 850 000 logements principalement chauffés à l’électricité», avait indiqué Matignon. Plus largement, selon une étude menée par le bureau d’études Casam, basée sur un échantillon de 9 105 DPE, 7 millions de résidences principales gagneront jusqu’à 1 classe sur le diagnostic de performance énergétique. «Si tous les DPE vont mécaniquement progresser, puisque tout logement intègre une part d’électricité dans sa consommation (éclairage, ventilation…), ce sont à 91% les logements chauffés à l’électricité qui en bénéficieront», souligne Casam.

Avec cet abaissement du coefficient de conversion de l’électricité, de 2,3 à 1,9, «toute l’énergie électrique prise en compte dans le calcul de votre DPE va baisser de 21%. Cela peut changer votre classement sur le DPE d’une lettre, voire de deux pour les petites surfaces», décrypte de son côté le réseau de diagnostiqueurs immobiliers Diagamter. Si cette réforme modifie effectivement votre note de DPE, il ne sera pas nécessaire de faire réaliser un nouveau diagnostic pour bénéficier de cette mise à jour. Vous pourrez «télécharger gratuitement une attestation de changement d'étiquette» sur le site de l’Ademe (Agence de la transition écologique), ajoute l’arrêté publié ce mardi.