Avec une progression moyenne d’à peine 1% par an, les locataires ont pu profiter, ces dix dernières années, de baux plutôt avantageux. Même les coûteux appartements meublés ont vu leurs tarifs refluer, de -3,7% sur un an. « L'offre de telles surfaces est devenue très importante », explique Jean-Michel Camizon, président de Clameur, un observatoire privé des loyers. Seulement voilà, cette conjoncture favorable pourrait vite prendre fin. « La remontée des taux d’intérêt, associée à celle des prix de la pierre, va forcer de nombreux ménages tentés par l’achat à rester locataires », explique Richard Horbette, fondateur de l’agence spécialisée LocService. Et, dès lors, contribuer à un rebond des loyers.

C’est déjà le cas pour les deux et trois-pièces, dont le coût a respectivement grimpé de 2,7 et 2,1% sur un an. Quant aux maisons, si leurs loyers reculent encore globalement, on note des pointes dans les villes de Nantes (+8,4%) ou Strasbourg (+10%). Pour ne rien arranger, l’inflation en cours ne pourra qu’inciter les bailleurs à se montrer eux-mêmes plus gourmands. Sans parler des charges locatives, qui devraient également suivre, à la hausse, le coût de la vie. Heureusement, de nombreux dispositifs protecteurs ont déjà été adoptés, ou sont en passe de l’être, depuis le plafonnement à 3,5% de la révision annuelle du loyer jusqu’à l’encadrement des baux eux-mêmes, qui s’étend à de nouvelles grandes villes, comme Bordeaux et Montpellier. Mais encore faut-il connaître le détail de ces nouveaux droits. Retrouvez nos conseils pour les faire respecter au mieux.

Assurez-vous que le nouveau « bouclier loyer » est appliqué

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