Un nouveau propriétaire immobilier peut-il être reconnu redevable ou solidairement tenu au paiement d’un arriéré de taxe du vendeur ? C’est, en substance, la question pour le moins étonnante à laquelle le Conseil constitutionnel était invité à répondre la semaine dernière. L’affaire remonte à 2010. Un investisseur acquiert un bien immobilier situé à Givors, dans le Rhône. Quelques mois après son achat, il se voit saisir une part des loyers versés par son locataire, au titre d’un arriéré de taxe foncière de l’ancien propriétaire du bien, pour un montant de 6.066 euros. Contestant le bien-fondé de cette saisie, le propriétaire est allé jusqu’en Cour de cassation, qui a confirmé les jugements du tribunal judiciaire et de la cour d’appel de Lyon. Raison invoquée : le privilège spécial du Trésor et le droit de suite qui y est réputé attaché.

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