Un projet des plus écoresponsables. Dans le quartier Confluence, à Lyon, l’heure est à l’innovation. En effet, un nouveau bâtiment est en train de sortir de terre jusqu’en 2027, mais ne ressemble à aucun autre. Du moins, de l’intérieur. Il s’agit là d’un immeuble baptisé «Essentiel 22-26», conçu par le promoteur immobilier Nexity, qui n’a qu’une promesse : maintenir une température entre 22 et 26°C toute l’année, sans chauffage ni climatisation. Pour ce faire, le bâtiment est construit avec des briques à alvéoles pour capturer l'air et assurer l’isolation. «L'inertie est apportée dans le bâtiment par des doubles murs en briques, des murs de 60 cm d’épaisseur», explique Mathieu Blot, de Nexity, promoteur du bâtiment, au micro de France Inter.

Si ce genre de bâtiment demeure le premier sur le territoire français, il existe en réalité depuis déjà plusieurs années, notamment en Autriche. Et pour aller avec l’innovation, la technologie : certaines fonctionnalités des appartements seront contrôlées par des ordinateurs, à l’instar de la ventilation, des volets et des fenêtres. «C'est assez simple, c'est un capteur par pièce, un ordinateur et une tablette dans chaque pièce. On appuie dessus, la fenêtre s'ouvre et au bout d'un quart d'heure, l'ordinateur reprend le contrôle, soit maintient la fenêtre ouverte s'il y a besoin, soit la ferme», détaille Mathias Bernard, l'un des architectes du bâtiment.

«On réduit quatre à cinq fois le coût énergétique»

Toutefois, que les futurs locataires se rassurent : le promoteur immobilier a tout de même prévu de relier le bâtiment au chauffage urbain, en cas de défaillance du système ou de mauvais usage des prochains habitants, qui bénéficieront d’une formation. «C'est une autre manière d'utiliser son logement. Il va falloir ne pas ouvrir les fenêtres alors qu'on pourrait en avoir envie et laisser les automatismes se faire», approfondit l’architecte.

Néanmoins, au-delà de la technologie et de l’événement, le but premier est de permettre aux prochains résidents des 24 logements de réaliser des économies en matière d’énergie. «On est à moins de 9 kWh par mètre carré par an. On réduit quatre à cinq fois le coût sur cette partie-là.» Pour l’heure, les appartements ont été vendus en bail réel solidaire à des ménages modestes. Le prix tourne autour de 3 000 euros le mètre carré. Par ailleurs, un deuxième immeuble de ce type est d’ores et déjà prévu à La Garenne-Colombes (Hauts-de-Seine) pour 2028.