La concurrence chinoise se fait ressentir à tous les niveaux, et peut-être encore plus dans le secteur de l’automobile. BYD, Leapmotor, Lynk & Co, MG ou encore Xpeng… les marques chinoises de véhicules électriques inondent le marché et mettent à mal les constructeurs historiques. C’est le cas de Ford en Europe, par exemple, qui, face à cette concurrence à la hausse des coûts, prévoit plus de 4 000 suppressions d’emplois sur le sol européen, dont une majorité en Allemagne souligne BFM.

Mais le constructeur américain ne veut pas baisser les bras. C’est dans cette optique qu’il a annoncé lundi 18 mai une nouvelle offensive sur le continent avec le lancement de sept nouveaux modèles d’ici 2029. Ces modèles, «fabriqués en Europe pour l'Europe», comprendront cinq nouvelles voitures dont «un petit SUV» et une citadine électrique, mais également d’autres destinés au secteur de la défense. Parmi eux, on retrouvera un pick-up adapté aux services d'urgence, aux services forestiers, à l'exploitation minière et à l'armée, indique BFM.

Ford loue sa technologie hybride

Le second est la déclinaison électrique d’une camionnette destinée à un usage en zones urbaines denses. «Les gouvernements européens et les entreprises au service de l'industrie de la défense recherchent de plus en plus des véhicules prêts à l'emploi offrant les capacités extrêmes requises par les forces armées», a mis en avant dans un communiqué le président de Ford Europe, Jim Baumbick.

Si tous ces modèles ne seront pas uniquement électriques contrairement aux concurrents chinois qui se sont spécialisés sur ce segment, Ford loue son savoir-faire et ses autres technologies : «Nous pouvons accélérer la réduction des émissions dès aujourd'hui grâce aux technologies hybrides qui permettent aux clients de rouler en mode électrique dès qu'ils le peuvent», a insisté Jim Baumbick.

C’est dans ce cadre que fin 2025, Ford et Renault ont noué un partenariat «historique» visant à construire deux voitures électriques de marque Ford dans le nord de la France. Si aucune fusion des deux constructeurs n’a été évoquée, ils ont également signé une lettre d'intention afin de coopérer dans le secteur des véhicules utilitaires légers (VUL) en Europe. Le but ? Possiblement «développer et fabriquer ensemble certains VUL Renault et Ford». Dans un secteur en pleine mutation, les acteurs historiques du marché de l’automobile se rebiffent et espèrent bien regagner des parts de marché face aux Chinois.