A l’heure où les prix des carburants ne cessent de grimper, de plus en plus d’automobilistes se tournent vers les véhicules électriques. Dans le même temps, les réseaux de recharge se développent dans le monde afin de répondre à une nouvelle demande. Et parmi ces bornes, les recharges rapides sont plébiscitées. Pourquoi ? Car elles permettent de recharger la batterie de son véhicule électrique très rapidement et pratiquement à pleine capacité. Or, comme le rappelle le site Automobile propre, ces superchargeurs sont aussi très dangereux pour les batteries lithium-ion.

En effet, à terme, les charges rapides peuvent altérer la capacité de la batterie, et donc, par conséquent, réduire son autonomie. Très ennuyeux à terme. C’est pourquoi des chercheurs des universités technologiques de Chalmers (Suède) et de Victoria de Wellington (Nouvelle-Zélande) assurent qu’il existe un moyen lié à l’intelligence artificielle pour éviter ce problème à terme. Selon eux, cette IA pourrait prolonger de 23% la durée d’une batterie par rapport à une méthode de recharge traditionnelle.

Un algorithme pour mieux gérer la charge

Comment fonctionne cette IA ? Comme le souligne Automobile propre, il ne s’agit pas d’un tour de magie. Dans leur étude publiée dans la revue IEEE Transactions on Transportation Electrification, les chercheurs expliquent que la méthode permet d’adapter un cycle de charge en fonction du type de courant utilisé et de l’état général de la batterie. Deux paramètres cruciaux, d’autant qu’une batterie en fin de vie et une batterie neuve ne reçoivent pas la charge de la même manière. Ainsi, le niveau de charge, l’état de santé de la batterie et son comportement électrochimique sont pris en charge par un algorithme.

Parmi les éléments notables, l’IA éviterait ainsi le «placage de lithium». Comme ça, le terme ne vous dit peut-être pas grand-chose, mais il s’agit d’un effet indésirable se produisant lors d’un cycle de recharge où du lithium métallique se dépose sur une électrode. Or, il est censé s’insérer dans la structure d’une batterie. En évitant ce problème, la capacité de la batterie serait donc moins altérée sur le long terme. Pour parvenir à ces résultats, les chercheurs ont cherché un modèle permettant de charger en limitant l’usure de la batterie.

La technologie étant basée sur l’IA, nul besoin de changer de batterie, mettent en avant les chercheurs suédois et néo-zélandais, une simple mise à jour suffirait. Mais comme le rappelle Automobile propre, il ne faut pas crier victoire trop vite, car cette IA n’en est qu’au stade de l’étude et de test en environnement de simulation. De nouveaux tests, grandeur nature cette fois-ci, doivent encore être réalisés et devront s’adapter aux différents types de batteries. Une bonne nouvelle à venir peut-être, aussi bien pour les automobilistes que pour les constructeurs, qui pourraient tous deux bénéficier de cette avancée.