«La crise au Moyen-Orient a des enjeux et des impacts majeurs», a tenu à rappeler Catherine MacGregor, patronne d’Engie, mercredi 20 mai sur le plateau de BFM Business. En effet, elle n’a pas minimisé les effets «sur le plan humain, un certain nombre de produits de matière première et sur le plan énergétique». Mais selon, ce conflit est «d’abord et avant tout une crise du pétrole et une crise du gaz naturel liquéfié». De quoi tirer la sonnette d’alarme en France pour Catherine MacGregor ? Pas vraiment…

«Quand on regarde le sujet du gaz naturel liquéfié, il faut bien le remettre en perspective», plante la patronne d’Engie puis détaille : «C’est à peu près 20% du marché mondial de GNL qui est concerné par les sujets au Moyen-Orient, une partie assez petite du marché du gaz mondial». Cependant, pour l’Europe, le gaz naturel liquéfié «joue un rôle important». Notre continent «reposait beaucoup sur ses approvisionnements en GNL, c’est un sujet très important», insiste alors Catherine MacGregor.

Davantage de sérénité «par rapport à 2022»

Selon la dirigeante d’Engie, «le marché se rééquilibre puisqu’il y a ces sujets de diversifications d’approvisionnement que l’Europe a pu faire au cours de ces dernières années». Certes, «quand les prix augmentent, la demande baisse, en particulier en Asie», mais jusqu’à présent, «il y a une demande qui s’ajuste». Ainsi, Catherine MacGregor rassure : «Nous n’envisageons pas du tout de rupture d’approvisionnement sur le gaz».

L'inquiétude est autre. Elle se place davantage sur «la volatilité sur les prix». Pour autant, de nouveau, la patronne d’Engie modère la gravité. Si l’augmentation des prix du gaz est «à surveiller», Catherine MacGregor est relativement plus sereine «par rapport à la volatilité de 2022», au moment notamment du début de l’invasion de la Russie en Ukraine.