
Le ministre de l’Économie Roland Lescure s’est montré très agacé par la posture de Michel-Edouard Leclerc, président du comité stratégique des magasins E. Leclerc, jeudi 21 mai, sur le plateau du JT de 20 heures de France 2. À l’occasion d’une interview sur les récentes annonces de nouvelles aides carburants, le ministre de l’Économie a mentionné le dirigeant français et ses projections d’inflation pour l’été 2026. Récemment, Michel-Edouard Leclerc s’est montré très pessimiste en expliquant que l'inflation pourrait atteindre 3 à 4 % dès juillet 2026 en raison du conflit au Moyen-Orient.
De son côté, le ministre de l’Économie a balayé ces projections en résumant ainsi son point de vue : «Il n’est pas dans le bon pays». Selon le ministre, l’inflation atteindrait ces niveaux en Espagne, dans la zone euro, mais en France, elle se limite à 2,2%. Pour lui, le discours de Michel-Edouard Leclerc est excessivement alarmiste. «Les prophètes de malheur, moi, j’en ai un peu marre», a-t-il déclaré à l’adresse de la journaliste Léa Salamé. «Je ne serai ni le prophète du malheur, ni le marchand de bonheur, moi je m’assois sur les faits» a-t-il affirmé.
Des réserves sur les marges des grands distributeurs
Le ministre de l’Économie a aussi pointé du doigt une autre posture des dirigeants d’enseignes de grande distribution. Sans nommer Michel-Edouard Leclerc, il en a profité pour critiquer ceux qui anticipent une inflation en hausse qui atteindrait 4% cet été, tout en se présentant comme les garants du pouvoir d’achat des ménages.
Interrogé sur le récent rapport de la commission d’enquête parlementaire consacrée aux marges dans la grande distribution, le ministre de l’Économie a aussi rappelé que ces grands distributeurs dégagent des bénéfices en France grâce à des «énormes volumes», avec «des marges très faibles». Toutefois, il a reconnu ne pas avoir lu encore le rapport.



















