
Invité sur LCI, dimanche 17 mai, Michel-Edouard Leclerc a réaffirmé son opposition à la réouverture des négociations commerciales avec l’industrie agroalimentaire, entre distributeurs et industriels. Selon lui, l’industrie agroalimentaire doit avant tout se tourner vers ses fournisseurs, et pas seulement tenter de négocier avec la grande distribution française.
Il a également profité du débat autour de la hausse des carburants pour cibler directement TotalEnergies, mais aussi les «faiseurs d’inflation». Michel-Edouard Leclerc dénonce les pratiques du groupe, depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. Selon lui, la multinationale est aujourd’hui «dans une forme d’illégalité». Mais ce n’est pas la seule. «Pour le moment, il y a beaucoup de gens qui font du fric, et pas simplement Total dans les compagnies pétrolières, (mais aussi) dans la pétrochimie, dans le secteur des emballages, de la plasturgie», explique-t-il lors de son entretien accordé à LCI. Plus précisément, il souhaite que «tous les industriels qui achètent des engrais, du plastique, des emballages, se retournent derrière eux et négocient durement avec cette pétrochimie, avec ces spéculateurs».
Une charge contre TotalEnergies
Michel-Edouard Leclerc a aussi longuement profité de son entretien chez LCI pour commenter les stratégies de TotalEnergies, qui depuis plusieurs week-ends pratique des tarifs bloqués sur le diesel lors des ponts de mai, mais aussi des prix bloqués sur l’essence le reste du temps. «Tous les distributeurs français qui ont Total comme concurrent et comme distributeur pourraient lui faire un procès en discrimination puisqu'il s'approvisionne à des conditions qu'il ne donne pas aux autres opérateurs», explique le président du comité stratégique des centres E.Leclerc.
«Je dis simplement qu'aujourd'hui, il a tellement cagnotté depuis deux ans, trois ans, où il était 10, 12 centimes plus cher qu'un Intermarché, un Leclerc ou un Super U. Maintenant, il peut en refiler un peu aux consommateurs.» ajoute Michel-Edouard Leclerc. Une attaque directe contre TotalEnergies, qui profite d’une situation avantageuse en tant que raffineur depuis le début du conflit en Ukraine.



















