
Un échec cuisant pour le gouvernement Lecornu et, en prime aussi, pour l'environnement. La suppression des zones à faibles émissions (ZFE), projet porté par Les Républicains et le Rassemblement national, a été une nouvelle fois adoptée par une très courte majorité de l’Assemblée nationale (275 voix contre 225), mardi 14 avril.
Créées en 2018, et mises en place en 2019, les ZFE visaient pourtant à améliorer la qualité de l’air en limitant, dans les agglomérations de plus de de 150 000 habitants, la circulation de véhicules les plus polluants, rappelle Reporterre. Le texte doit encore faire l'objet d'un vote, ce mercredi, au Sénat. En cas d'approbation, très probable des Sénateurs, il sera définitivement adopté.
Les députés rejettent un amendement de compromis
Les ZFE ont résisté mais leur fin semblait bien proche. Au fil d’interminables débats autour de la loi de simplification économique et passé par une dissolution et trois changements de Premier ministre, le chantier des zones à faibles émissions est ainsi enterré.
«Quelle belle victoire pour les Français et la liberté», s'est félicitée après le vote Marine Le Pen.Si le RN se satisfait de la suppression des ZFE - marqueur environnemental du premier quinquennat d’Emmanuel Macron - une bonne partie du reste du camp gouvernemental espère voir la mesure retoquée au Conseil constitutionnel. C’est également le cas des groupes de gauche qui ont naturellement voté contre le texte.


















