
Volodymyr Zelensky tire la sonnette d’alarme. Ce samedi 23 mai, le président ukrainien a affirmé que la Russie préparait une frappe d’ampleur avec son missile hypersonique Orechnik. «Nos services de renseignement ont rapporté avoir reçu des données, notamment de nos partenaires américains et européens, sur une préparation par la Russie d'une frappe avec le missile Orechnik», a déclaré Volodymyr Zelensky, sur les réseaux sociaux, selon TF1 Info.
L’information est toujours en cours de vérification. Même son de cloche du côté de l'ambassade américaine qui a «reçu des informations concernant une attaque aérienne potentiellement importante qui pourrait survenir à tout moment au cours des prochaines vingt-quatre heures», selon un communiqué publié sur son site internet. Face à la menace russe, le chef d’Etat ukrainien a appelé la communauté internationale à faire «pression» sur Moscou pour endiguer une telle attaque. Kiev «répondra entièrement et de manière égale à chaque frappe russe», a-t-il encore prévenu.
Un missile d'une portée de 3 000 à 5 500 km
De son côté, Vladimir Poutine a promis des représailles après une frappe de drones ukrainiens sur des bâtiments éducatifs de Starobilsk en territoire ukrainien occupé par Moscou dans la nuit de jeudi à vendredi, qui ont fait au moins 18 morts et plus de 40 blessés. Une information démentie par Kiev qui a assuré avoir frappé une unité russe de drones. Si Volodymyr Zelensky alerte, c’est parce que l’Orechnik est le missile hypersonique le plus récent à capacité nucléaire de l’armée russe. Selon Vladimir Poutine, il s'agit d'un missile balistique «à portée intermédiaire» et qui peut atteindre des cibles comprises entre 3 000 et 5 500 km.
Sans être un missile intercontinental, Orechnik «peut menacer la quasi-totalité de l'Europe» ainsi que la côte ouest des États-Unis s’il est tiré depuis l'extrême-orient. Depuis le début du conflit en Ukraine, il a été utilisé deux fois par Moscou depuis la Biélorussie, pays allié frontalier de trois Etats membres de l'Alliance atlantique et de l'UE, la Pologne, la Lituanie et la Lettonie, ainsi que de l'Ukraine. La première fois était, en novembre 2024, contre une usine militaire et la seconde, en janvier 2026, contre une usine aéronautique de l'ouest de l'Ukraine, près des frontières de l'Otan. Les deux missiles n’étaient pas chargés d’ogives nucléaires lors des attaques.



















