Le PDG de Carrefour, Alexandre Bompard, a été reconduit pour un quatrième mandat de trois ans à la tête de l’enseigne, d'après 20 Minutes. Cette reconduction avait été proposée en juillet dernier, avec un vote à l’unanimité du conseil d’administration de l’entreprise. Le dirigeant était arrivé à la tête de Carrefour en 2017 après son succès dans la fusion entre Fnac et Darty, mais aussi après son expérience au cabinet ministériel de François Fillon, aux Affaires sociales et au Travail. Il est aussi passé par le secteur de l’audiovisuel, chez Canal+ et Europe 1. À son arrivée, Carrefour était dans une position délicate et sous la pression d’enseignes moins chères comme E. Leclerc.

Depuis son arrivée, le dirigeant a transformé le développement des magasins en franchise, faisant ainsi basculer le groupe dans une nouvelle ère. Une manière d’exploiter les magasins plus rentables, qui a permis d’engranger des bénéfices supérieurs et de rémunérer les actionnaires. Toutefois, la stratégie ne fait pas l’unanimité au sein du groupe. Par ailleurs, Alexandre Bompard est parfois critiqué pour sa rémunération depuis son arrivée.

Une stratégie fortement contestée

La stratégie du passage à la franchise est largement contestée en interne, si bien que plusieurs procédures judiciaires se sont accumulées. Pour les syndicats, cette pratique est abusive dans sa mesure, et il s’agirait davantage de restructurations discrètes et à moindre coût. Pour certains franchisés, les relations de Carrefour avec certains magasins seraient déséquilibrées. De son côté, le ministère de l’Économie a préconisé une amende de 200 millions d’euros à Carrefour.

En ce qui concerne l’expansion du groupe, Carrefour a acquis plusieurs autres groupes qui lui ont permis de devenir leader au Brésil, et de rester numéro 2 en France en rachetant Cora, Match ou Bio C’Bon. Le groupe est également parti d’Asie. Certaines tentatives de fusion ont tout de même échoué, comme celle avec Auchan ou le Canadien Couche-Tard.