
Alexandre Bompard est remonté contre les parlementaires et ne mâche pas ses mots. Au micro de France Inter, jeudi 21 mai, le PDG de Carrefour est revenu sur son passage à la commission d’enquête parlementaire sur les marges de la distribution, dont les conclusions devraient être disponibles très bientôt. Un exercice auquel il est habitué. Pourtant, il rappelle que Carrefour, étant présent dans cinquante pays, aucun des dirigeants de ces pays n’a été convoqué par une commission parlementaire sur ces sujets.
Plus précisément, le PDG de Carrefour s’est dit «estomaqué» des propos tenus à l’encontre de la grande distribution durant cette commission parlementaire. Il a fait part de sa frustration quant aux conclusions qui paraîtront et dit avoir eu l’impression de les connaître avant la fin des auditions, étant donné la teneur des débats. «Je savais ce qu’allaient être les conclusions» a-t-il lancé.
Une vision «caricaturale» du secteur
Pour Alexandre Bompard, les propos tenus lors de cette commission parlementaire renvoient une image «caricaturale» de la grande distribution. «D’abord quand je les lis ces conclusions, il y a des caricatures qui ne sont pas acceptables, qui sont irrespectueuses de ce métier» martèle-t-il. Pour lui, les conclusions sont déjà toutes trouvées. «Les conclusions, ça va être que c’est le Far West, qu’il y a une tension extrême, qu’il faut essayer de réglementer, de rigidifier, qu’il faut essayer d’empêcher de négocier» affirme-t-il.
«Elles sont à la fois irrespectueuses de notre métier, et toutes les caricatures sont grotesques», explique le dirigeant. Il critique ce qu’il voit comme une tendance du législateur à vouloir «tout rigidifier, tout administrer, tout contrôler, tout plafonner». Pour lui, les négociations entre distributeurs et industriels doivent conserver une souplesse, dans une période où les discussions sur les prix alimentaires sont très sensibles.










