Dix millions d’euros de chiffre d’affaires annuel, 25 employés, une boutique parisienne, une croissance stable (+ 13% entre 2024 et 2025), et une rentabilité dès les premiers jours : sur le papier, Aime a tout du rêve entrepreneurial. Pourtant, la marque fondée par Mathilde Lacombe et François Morrier a failli vaciller il y a quatre ans après une levée de fonds de 3 millions d’euros et un projet d’expansion à l’international trop ambitieux. Etre capable de lever des fonds pour une jeune société est une bonne chose : cela permet d’aller plus vite et plus loin. Mais cela peut aussi virer au cauchemar, et les fondateurs d'Aime ont bien failli l’apprendre à leurs dépens.

Retour en 2018, lors de la fondation de la marque. Mathilde et François quittent leur premier projet, issu de la fusion entre Joliebox, leur marque de box beauté créée en 2011, et Birchbox, leur pendant américain. «On était arrivés à la fin d’un cycle. Même si on avait des parts, on était devenu salariés d’une entreprise, et quelque part on le subissait : tout ce qu’on développait en Europe servait à renflouer les caisses de la maison mère américaine», explique la jeune femme.

Une routine de soins qui allie «in & out»

Parallèlement, souffrant de rosacée, elle refuse les traitements médicamenteux et cherche à traiter son problème à la source, l’inflammation de son intestin. Une nouvelle idée ne tarde pas à germer : proposer une routine de soins qui allierait «in & out», autrement dit des produits cosmétiques, mais aussi des compléments alimentaires à base de probiotiques, pour améliorer le microbiote. «Aujourd’hui, tout le monde en parle, mais à l’époque ce lien entre intestin et peau existait peu», rappelle-t-elle.

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