
Ouvrir un PEA en 2026 n’a plus grand-chose à voir avec l’image poussiéreuse du placement réservé aux initiés. Chez BoursoBank, tout se fait en ligne, depuis l’application mobile ou l’espace client sur ordinateur et tablette, sans rendez-vous, sans papier et sans échange avec un conseiller. En quelques minutes, l’enveloppe est créée. Reste ensuite la vraie question : que fait-on avec ? Ce regain d’intérêt pour la Bourse, BoursoBank l’observe de très près. « BoursoBank, au départ, c’est un courtier en ligne », rappelle Xavier Prin, directeur marketing et communication de la banque en ligne.
L’établissement revendique une place historique sur ce marché, né à la fin des années 1990, avec l’objectif de « démocratiser l’accès à la Bourse ». Depuis la crise sanitaire, l’appétit des particuliers ne faiblit pas, bien au contraire. « On a eu une année de Covid qui a été une année record pour nous en termes d’ouverture de compte Bourse », explique Xavier Prin. Et le mouvement s’est poursuivi : « L’année dernière, nous avons ouvert près de 300 000 comptes Bourse. C’est un nouveau record. Et la moitié de ces comptes ouverts l’ont été par des jeunes de 18 à 30 ans » précise-t-il.
BoursoBank : une ouverture de PEA en quelques minutes
Pour ouvrir un PEA chez BoursoBank, il faut d’abord être client de la banque. L’ouverture d’un compte bancaire se fait en quelques minutes. Une fois cette étape franchie, la création du PEA est effectivement très rapide. « Pour ouvrir un PEA, c’est gratuit, en quelques clics et ça prend 3 minutes chrono », assure Xavier Prin.
Lors de notre test, le parcours est en effet fluide : l’interface guide l’utilisateur étape par étape, les écrans sont clairs, et la souscription se fait sans jargon excessif. Le point fort est bien là : l’ergonomie. BoursoBank a pensé son interface pour rendre l’accès au PEA moins intimidant. Mais cette simplicité d’ouverture ne doit pas faire oublier la complexité de l’investissement boursier. Ouvrir l’enveloppe est une chose ; construire son portefeuille en est une autre
Gestion libre ou PEA programmé
Une fois le PEA ouvert, deux grandes options s’offrent à l’épargnant. La première consiste à gérer soi-même ses investissements. Dans ce cas, l’utilisateur accède à des actions, fonds, OPCVM ou ETF éligibles au PEA, et choisit librement ses supports.
La seconde option, plus accessible pour les débutants, est le PEA programmé proposé par BoursoBank. « Pour répondre aux besoins des clients qui souhaitent épargner mais qui n’ont ni le temps ni la compétence pour gérer leurs investissements au quotidien, nous proposons un PEA programmé ou plan d’épargne programmé dans l’enveloppe PEA », détaille Xavier Prin, qui précise que BoursoBank est « les seuls à le faire en enveloppe PEA ».
Le principe : choisir des thématiques d’investissement, comme la zone géographique, le monde, l’Europe, la France ou le secteur d’activité comme le luxe ou la santé, puis programmer un versement mensuel à partir de 10 euros. « Vous programmez un versement automatique tous les mois sur les lignes que vous aurez choisies », explique-t-il.
L’intérêt est double : investir progressivement et éviter de tout placer au mauvais moment. « Une des règles d’or, au-delà de la diversification, c’est d’investir progressivement dans le temps. Quand vous mettez 10 euros tous les mois, ça limite les risques », insiste Xavier Prin.
Les ETF, porte d’entrée des nouveaux investisseurs
Ce succès du PEA s’explique aussi par la popularité croissante des ETF, ces fonds cotés qui répliquent un indice boursier. Leur principal avantage : ils permettent d’investir dans un panier diversifié de valeurs, avec des frais souvent plus faibles que ceux des fonds traditionnels. « Un ETF est structurellement diversifié, puisque quand vous achetez un indice, il y a tout le panier de valeurs en sous-jacent », rappelle Xavier Prin. Pour un débutant, c’est souvent plus simple que de choisir une action en particulier.
Mais le directeur marketing de BoursoBank appelle aussi à ne pas regarder uniquement les frais. « Le juge de paix, c’est la performance nette des frais », souligne-t-il. Comprendre qu'un produit peu cher n’est intéressant que s’il délivre, sur la durée, une performance satisfaisante après déduction des coûts.
Les frais à surveiller pour comparer les offres entre acteurs
C’est l’un des points les plus importants pour les épargnants : les frais. Sur un PEA, il faut regarder les éventuels frais de tenue de compte, les frais de courtage,mais aussi le prix réel d’exécution des ordres. Chez BoursoBank, il n’y a pas de frais d’ouverture ni de frais de tenue de compte sur le PEA. Les frais de courtage varient ensuite selon la formule choisie.
Avec l’offre Découverte, un ordre inférieur à 500 euros coûte par exemple 1,99 euro. Sur la formule Trader, les frais peuvent descendre à 0,12 % du montant de l’ordre.« Les frais payés quand vous achetez un produit financier se décomposent en deux, il y a les frais de courtage d’une part et le prix auquel vous achetez l’action », explique l’expert. Selon lui, certains modèles affichent des frais de courtage très faibles, voire inexistants, mais peuvent être moins transparents et prendre une marge sur le prix d’exécution.
BoursoBank met en avant l’exécution des ordres sur les actions cotées sur le marché réglementé Euronext. « Les cours sont connus, transparents. Vous avez un prix de vente, un prix d’achat », détaille Xavier Prin. La banque propose également BoursoMarkets, une offre permettant d’acheter certains produits sans frais de courtage. « Il y a des clients de BoursoBank qui ont un PEA qui ne payent pas de frais de courtage à l’achat », avance-t-il, en précisant que cela concerne notamment des produits émis par des acteurs comme Amundi, BlackRock, Edmond de Rothschild Asset Management, Oddo, Sycomore,
Un outil très pratique, mais qui ne dispense pas de s’informer
Au terme du test, le constat est assez net : BoursoBank réussit à rendre l’ouverture d’un PEA simple et rapide. L’application et l’espace client sont fluides, le parcours est clair, et la possibilité de mettre en place un investissement programmé dès 10 euros par mois constitue un vrai atout pour les primo-investisseurs. Mais le PEA reste un produit boursier. Il comporte un risque de perte en capital et suppose de comprendre un minimum les supports choisis, les frais appliqués et l’horizon d’investissement. Sur ce point, BoursoBank mise beaucoup sur l’autonomie de ses clients.
« Vous êtes totalement autonomes dans la gestion de votre PEA. Vous êtes libres, mais vous n’êtes pas seuls », résume Xavier Prin. La banque met à disposition des contenus pédagogiques, des cotations, des actualités, des guides, des analyses techniques et fondamentales, des webinaires videos, des fiches pédagogiques, et BoursoCampus pour accompagner les utilisateurs. Son modèle reste toutefois très clair : tout se fait en ligne. « Il faut que les gens soient prêts à faire tout en digital et depuis leur téléphone », assume Xavier Prin.



















