Un peu de lumière pour une profession qui agit dans l’ombre. Ce vendredi 17 mars se déroule la première journée nationale des aides à domicile. L’occasion de faire le point sur ce métier fortement mis à contribution pendant la crise sanitaire et qui, aujourd’hui, rencontre de nombreuses difficultés en matière de recrutement, de financement des structures mais aussi de reconnaissance. L’Union nationale de l’aide, des soins et des services aux domiciles (Una) a d’ailleurs tiré la sonnette d’alarme, le 9 mars dernier. Lors d’une conférence de presse, elle a présenté une étude pointant que sur 100 demandes de prise en charge, seulement 77 étaient réalisées intégralement. L’union a aussi recensé que près de 25% de ses structures se trouvent en difficulté financière.

Si le constat chiffré est inquiétant, il n’est pas nouveau. Depuis de nombreuses années, les professionnels ne cessent d’alerter sur l’enlisement du secteur qui peine à recruter et à être viable financièrement. Aujourd’hui, la situation semble avoir atteint un point de non-retour. Pour survivre, la présidente de l’Una a demandé, le 9 mars, la mise en place d’un plan d’urgence de 100 millions d’euros. Une demande à laquelle le ministère des Solidarités ne compte pas répondre. “Plusieurs fonds d’urgence ont été mis en place par le passé, qui n’ont jamais permis de répondre aux difficultés structurelles du secteur, justifie le ministère à Capital. Pour y remédier, le gouvernement a fait le choix de traiter le problème à la racine plutôt que d’apporter des réponses qui ne seraient que ponctuelles.”

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