A l’automne dernier, au musée des Arts décoratifs de Paris, le chanteur sénégalais Youssou N’Dour chantait d’une voix puissante We are Africa !, le point levé et a cappella, face à une assistance conquise, composée de célébrités, de clients VIP et de journalistes du monde entier. Un grand moment d’émotion qui a ensuite laissé place à un défilé de mannequins. Quoi de plus naturel en période de fashion week ?

Mais un œil aguerri comprenait assez vite que cet événement n’avait rien d’un show classique. L’attention, qui d’ordinaire se porte sur les tenues, se focalisait ce soir-là sur le haut des corps. Car il s’agissait d’un défilé de haute joaillerie, celui de la maison Messika, qui dévoilait sa collection Terres d’instinct, un hommage au continent africain. Depuis cinq ans, cette marque française met en lumière son savoir-faire d'exception pendant la semaine de la mode parisienne. Elle est la seule maison joaillière à y présenter ainsi ses créations.

Ce soir-là, Valérie Messika célébrait aussi les 20 ans d’une société familiale à la réussite éclatante : plusieurs centaines de millions d’euros de chiffre d’affaires, 20% de croissance en 2025, 100 boutiques en propre – dont une récemment ouverte sur Madison Avenue, à New York –, 500 revendeurs à travers le monde, 500 salariés, ainsi qu’un siège social de 4 000 mètres carrés situé dans le triangle d’or parisien. Pas mal pour une aventure commencée comme un simple hobby.

© Stefan Knauer

Le défilé anniversaire des 20 ans de Messika, au musée des Arts décoratifs de Paris.

Désacraliser le diamant

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