«Il savait tout de moi. C’est aussi pour ça que je ne me suis pas méfié». Jean-Charles Nachin, contrôleur ferroviaire à Toulouse, sait qu’il aurait dû être plus vigilant mais le piège s’est refermé très rapidement. Arnaqué par un faux conseiller bancaire, il a perdu la somme de 6 000 euros. Tout commence le 27 février dernier lorsqu’il reçoit un SMS : «Bonjour, votre colis ne rentre pas dans la boîte aux lettres, merci de choisir un point de relais pour le dépôt». Le message lui demande de cliquer sur un lien et de payer 48 centimes pour récupérer le paquet, rapporte La Dépêche. Jean-Charles suit les instructions sans véritablement réfléchir.

C’est alors qu’il délivre ses coordonnées bancaires. Seulement quelques minutes plus tard, un homme l’appelle en se présentant comme un conseiller à la banque en ligne BoursoBank. Il lui affirme que sa carte bancaire a été usurpée afin d’effectuer un virement en Côte d’Ivoire. Le faux conseiller lui demande de changer ses identifiants de connexion et de valider la création d’un nouveau compte «sécurisé» pour y transférer son argent, soit 5 900 euros. Le trentenaire reçoit, pendant l’appel, un e-mail qui ressemble véritablement à une communication officielle.

La banque nie toute responsabilité

Jean-Charles effectue alors la transaction mais ressent «un sentiment d’angoisse» sans savoir pourquoi. Ce n’est que le lendemain qu’il comprend avoir été victime d’une arnaque. En effet, son compte en banque a été vidé. Il effectue alors une réclamation auprès du service client de BoursoBank. Celui-ci réfute toute responsabilité et pointe du doigt la négligence du contrôleur ferroviaire. Toutefois, il rembourse 1 000 euros, une partie de la somme usurpée sous le libellé «virement retour fraude».

Problème, cette demande d’indemnisation reste depuis bloquée. «La banque m’a versé cette somme, mais à aucun moment, dans les courriers que j’ai reçus, elle ne s’explique sur ce virement», affirme Jean-Charles auprès de La Dépêche. «La situation est complètement grotesque», déplore-t-il. Contactée par nos confrères, BoursoBank a refusé de délivrer davantage d’informations. Le client a ainsi saisi l’UFC-Que Choisir pour essayer de mettre la main sur les 4 900 euros perdus.