
Le coût de vos assurances pourrait bien augmenter dans les prochains mois. Selon RMC, le gouvernement réfléchit en ce moment à un amendement déjà voté au Sénat qui augmenterait de 5 % le coût des assurances, en raison d’une surprime «émeute». Cette surprime concernerait uniquement les logements ainsi que les automobiles.
Mais cette initiative est loin d’être du goût de tout le monde. Sur le plateau des Grandes Gueules de RMC, le philosophe Olivier Truchot explique qu’à travers cet amendement, c’est la «volonté de [nous] faire payer les dégâts que l’État n’est pas capable de maintenir l’ordre dans les rues» qui transparaît. Pour les assureurs non plus, cet amendement n’est pas une bonne nouvelle, puisqu’il faudrait, pour que cette nouvelle surprime soit efficace, et non abusive, se mettre d’accord sur la définition exacte d’une «émeute».
Les assureurs montent au créneau
Pour François Beaume, président de l'association pour le management des risques et des assurances dans l'entreprise, interrogé par RMC, cette surprime est surtout «une réponse aveugle qui ne mise pas sur la prévention». Une réponse qui démontre aussi une certaine «déresponsabilisation» de l’État sur le secteur privé, d’après Camille, assureur dans le Gard. Ce dernier estime d’ailleurs que l’augmentation ne serait pas seulement de 5 %, mais davantage de 10 ou 15 % pour prendre en compte le travail des experts, et la gestion des sinistres. La perspective de cette nouveauté inquiète beaucoup donc, alors que la plupart des assurances éprouvent déjà des difficultés dues à la hausse des risques climatiques.
L’idée de cette surprime est nourrie par les violences qui ont lieu en France depuis 2023, notamment après la mort de Nahel à Nanterre. Les dégâts provoqués par les émeutes dans ce contexte ont été estimés à 1 milliard d’euros par le Sénat.


















