A Paris, ville hôte des Jeux olympiques d’été, il ne sera pas possible de payer autrement que par une carte bancaire branchée sur un réseau… américain. Car Visa, fort de son partenariat exclusif avec le Comité international olympique, sera le seul acteur autorisé à gérer les transactions effectuées sur les sites sportifs des JO durant la compétition. Un privilège dont il jouit depuis 40 ans. Conséquence : si vous faites partie des 40% de Français équipés d’une carte bancaire affiliée à la fois à Mastercard et CB, vous devrez payer en cash, ou avec une carte prépayée fournie par Visa.

Une incongruité dans un pays qui possède son propre réseau de paiement 100% français : le groupement d’intérêt économique (GIE) «Cartes bancaires». Né en 1984 sous l’impulsion des grandes banques du pays, ce GIE avait justement pour but d’extirper la France du carcan de Visa et Mastercard en remplissant une mission identique : «Mettre en relation un payé et un payeur, grâce à un système de messagerie interbancaire, explique Julien Maldonato, spécialiste des questions bancaires au sein du cabinet de conseil Deloitte. Le réseau vérifie que l’émetteur est autorisé à opérer la transaction. Si c’est le cas, on soustrait la somme du porteur, et l’on additionne sur celle du commerçant.»

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