
Le fait simple de vouloir faire ses courses devient payant. À Londres, dans un supermarché situé à Greenwich, Aldi a décidé d’expérimenter un supermarché automatisé dans lequel l’entrée est conditionnée au versement d’une avance de 10 livres, soit un peu plus de 11 euros. Une somme qui vous sera remboursée en cas d’absence d’achat, à condition d’avoir un smartphone, une application dédiée et un compte connecté, rappelle Presse Citron. Ainsi, si l’entrée dans un magasin de ce type est théoriquement libre d’accès, une barrière technologique et financière a été installée.
Cette expérimentation s’inscrit dans une logique d’un parcours client 100 % automatisé : c’est-à-dire pas de caisses, ni de personnel en sortie. Seules des caméras et des capteurs sont présents afin de détecter les articles et déclencher le paiement via l’application. Par conséquent, la simple action de franchir la porte est transformée en acte monétisé. Certains consommateurs se retrouvent donc exclus, par exemple ceux qui ne disposent pas de carte bancaire ou de smartphone.
Un supermarché est, en principe, un espace ouvert à tous
Nos confrères relèvent que ce mécanisme conduit à considérer que le dépôt d’argent à l’entrée vient justifier que l’on a les moyens de pouvoir payer les produits que l’on vient chercher. Or, un supermarché est, en principe, un espace ouvert à tous, accessible sans conditions. Il est récurrent que certains clients viennent faire un tour pour ne rien ramener chez eux. Désormais, dans ce magasin, ce ne sera plus possible avec cette apparition d’un péage «symbolique et technologique».
Si ce modèle est accepté en Asie, et notamment au Japon et en Corée du Sud, il n’est pas évident que ce soit identique en Europe. Presse Citron estime que si ce procédé devrait arriver un jour dans l’Hexagone, Aldi se heurterait à un mur de résistance sociale.


















