
Tout juste une semaine après leur annonce par Donald Trump, les droits de douane américains entrent en vigueur ce mercredi 9 avril pour l’Union européenne, la Chine et tous les autres pays concernés. Mardi, la Maison-Blanche a bien confirmé qu’elle imposerait désormais 104% de droits de douane à la Chine, tandis qu’une surtaxe de 20% s’appliquera en Europe. Si la réponse ferme du Vieux Continent se fait attendre, Emmanuel Macron a encore exhorté Donald Trump de revenir en arrière. Mais en attendant, l’UE a décidé de prendre de premières mesures. Une première riposte qui devrait frapper 22 milliards d’euros d’importations américaines, note Franceinfo.
Ces taxes ne seront pas appliquées dès ce mercredi, mais mardi 15 avril avec en premier lieu le riz, les légumes, les amandes et les jus de fruits. Autant de produits consommés en masse en Europe, et plus précisément en France, qui devraient donc voir leurs tarifs bondir dans les semaines à venir s’il n’y a pas de changements d’ici là. D’autant que l’Europe, avant de s’accorder sur une réponse commune, prévoit une autre salve, cette fois-ci dès le 16 mai sur des produits comme la volaille, la viande bovine, le soja ou les motos (comme les Harley-Davidson).
Des produits taxés à 10%, d’autres à 25%
Les yachts et autres bateaux pourraient aussi être concernés, indiquait La Tribune il y a quelques semaines. Certains produits seront taxés à hauteur de 10%, d’autres à 25%. «Cette liste a été faite pour accomplir deux buts : pour nous donner le maximum de poids dans nos négociations avec nos partenaires américains, mais aussi pour faire le minimum de dommages sur notre marché unique européen», a laissé entendre le porte-parole de la Commission européenne, Olof Gill.
A l’origine, le whisky américain (Bourbon) devait être concerné par ces taxes, mais il a été retiré à la demande de la France et de l’Italie pour éviter des représailles sur les spiritueux alors que le secteur du vin et du Cognac risque déjà de grandement souffrir des taxes douanières américaines.
«On le fait de façon modérée, progressive, on montre que l’on réagit. Mais en disant aux Etats-Unis : ‘venez autour de la table, au fond ça nous embête beaucoup de réagir, et ce que nous préférerions, c’est trouver un accord'», explique de son côté à Franceinfo, Lionel Fontagné, professeur d’économie et directeur de l’Institut des études macroéconomiques et internationales. Un plan de riposte devrait être présenté en début de semaine prochaine.



















