
Les vacances d’hiver de février ont bel et bien commencé, et pour bon nombre de Français des zones B et C, tout voyage aux sports d’hiver est relativement coûteux, notamment lorsque l’on prend en compte les dépenses liées aux forfaits. Bien que la France propose des forfaits parmi les moins chers, ils ont augmenté cette année avec l'inflation, atteignant en moyenne 34,70 euros par jour, selon Capital et les Domaines Skiables de France. Dans certaines stations, les tarifs peuvent même atteindre plus de 450 euros la semaine.
Alors, quand une station propose de skier gratuitement, cela représente une aubaine ! C’est le cas en Suisse, a repéré RMC. La station de Télégiettes, non loin de la frontière française, est un domaine de huit kilomètres de pistes complètement gratuit. Comment est-ce possible ? Grâce à la passion d’un homme qui finance la station depuis plus de 20 ans. Des pistes bleues aux noires, il y en a pour tous les goûts et pour tous les niveaux, toutes reliées par deux téléskis.
Un domaine privatisable
En outre, Télégiettes offre une piste de free ride, une autre de ski de fond et un parcours de raquettes. Une petite station familiale qui plaît depuis plusieurs décennies puisque les skieurs se rassemblent tous les week-ends où elle est ouverte. Un grand succès pour son gérant, Alain Bosco, qui a voulu démocratiser un peu plus le ski, un sport «anciennement populaire devenu élitiste». Mais auprès de nos confrères, il déplore le manque de soutiens : «Le rôle des petites stations pas chères voire gratuites comme la mienne, est sous-estimé. Beaucoup de gens viennent skier pour la première fois de leur vie chez moi», rappelle-t-il.
Or, quand les gens savent skier, ils vont ensuite «dans des plus grandes stations les années suivantes», qui ne l’aident pas évidemment. Comment fait-il tourner la station ? Pour moitié grâce aux dons. Mais les 30 000 euros restants, il les sort de sa poche. S’il a choisi de fonctionner comme cela, il aimerait que l’Etat suisse le soutienne, notamment pour financer davantage d’infrastructures. Le seul service qu’il fait payer ? La privatisation de la station. Comptez 1 000 euros environ la journée en semaine. Une solution adoptée déjà par des groupes ou des entreprises. Un succès rendu possible grâce à un homme et son investissement personnel (et financier) qu’il aimerait bien voir se multiplier.



















