Dans les Alpes du Nord, les stations emblématiques comme Val d’Isère ou Courchevel dépassent fréquemment les 10 000 à 12 000 euros/m², réservant l’investissement à une clientèle très aisée. À l’inverse, dans le Massif central, les Pyrénées ou certaines stations des Alpes du Sud, les prix restent souvent compris entre 1 500 et 3 000 euros/m², avec un potentiel locatif réel, notamment sur les périodes de vacances scolaires.

 Le Massif central figure parmi les zones les plus accessibles. À Le Lioran, située sur les communes de Laveissière et Albepierre-Bredons, les prix se situent généralement entre 2 000 et 2 800 euros/m². À Super-Besse, sur la commune de Besse-et-Saint-Anastaise, les valeurs tournent autour de 2 500 à 3 000 euros/m², portées par une clientèle familiale et une fréquentation étalée sur l’année.

Dans les Pyrénées, les opportunités restent nombreuses. À Barèges, intégrée au domaine du Grand Tourmalet, les prix oscillent entre 1 800 et 2 500 euros/m². Plus en aval, Bagnères-de-Bigorre affiche souvent des prix inférieurs à 2 000 euros/m², séduisant les investisseurs misant sur une double saisonnalité, hiver comme été.

Dans les Alpes du Sud, certaines stations de moyenne altitude attirent également l’attention. À Orcières, sur la commune d’Orcières-Merlette 1850, le prix moyen se situe autour de 2 500 à 2 700 euros/m², en progression mais encore très éloigné des sommets alpins.

Les critères à examiner avant d’investir en montagne

Au-delà du prix au mètre carré, plusieurs éléments doivent être analysés. L’altitude et l’enneigement deviennent déterminants dans un contexte climatique incertain, tout comme la capacité de la station à proposer une offre quatre saisons. L’accessibilité (axes routiers, gare, distance aux grandes métropoles) influe directement sur le taux d’occupation. La typologie des biens joue également un rôle clé : studios et T2 restent les plus demandés en location saisonnière, mais impliquent une gestion plus active.

Le coût global doit enfin être anticipé. Les charges de copropriété atteignent fréquemment 25 à 40 euros/m² par an en station, en raison du chauffage collectif, du déneigement et de l’entretien des équipements. La taxe foncière peut représenter un à un mois et demi de loyers annuels, tandis que l’entretien lié au climat montagnard pèse en moyenne 1 à 2 % de la valeur du bien par an. En location saisonnière, les frais de gestion et de conciergerie peuvent absorber 20 à 30 % des revenus locatifs bruts.

Montagne : 5 stations où les prix restent maîtrisés

Le Lioran (Laveissière / Albepierre-Bredons, Cantal)
: 2 000 à 2 800 euros/m²

Super-Besse (Besse-et-Saint-Anastaise, Puy-de-Dôme)
: 2 500 à 3 000 euros /m²

Barèges (Hautes-Pyrénées)
: 1 800 à 2 500 euros/m²

Bagnères-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées)
: < 2 000 euros/m² selon les quartiers

Orcières-Merlette 1850 (Hautes-Alpes)
: 2 500 à 2 700 euros/m²

>> Notre service - Faites des économies en testant notre comparateur d’assurance de prêt immobilier