Que vous fassiez les cadeaux le 24 au soir ou le 25 au matin, il y aura sûrement une ou plusieurs enveloppes sous le sapin. Celle(s)-ci contiennent des billets, un chèque ou un petit mot faisant référence à un virement bancaire. Ces sommes d’argent font office de cadeaux de Noël et sont utilisées par de nombreux Français pour être sûrs de ne pas se tromper. Selon une enquête de 2024 par Flash pour Galeon, 67% des personnes interrogées envisageaient d’offrir de l’argent pour Noël et 33% en étaient certaines, rappelle Le Parisien. À l’échelle nationale, cela représente une somme importante qui pose la question de la déclaration à l’administration fiscale.

Cette question se pose d’ailleurs peu importe le moyen utilisé, que ce soit de l’argent liquide, un chèque ou un virement. Le Service public rappelle sur son site qu’«un cadeau n’est pas considéré comme un don. La déclaration de don ne s’applique donc pas aux petits cadeaux faits entre proches». Mais ces «présents d’usage» ne doivent pas dépasser une «valeur raisonnable». On peut se rappeler de l’affaire de la mère d’Ousmane Dembélé qui n’a pas réussi à annuler la taxation du cadeau de 200 000 euros de son fils.

Quelles sont les règles ?

Pour être sûr d’être dans les clous, il n’y a pas de somme maximale à ne pas dépasser. En revanche, un don «supérieur à 2% du patrimoine ou à 2,5% des revenus annuels nets du donateur» est considéré comme «inhabituel». Mais cela dépend des revenus de chacun. Toujours est-il que des cadeaux de 10, 50, 100 ou même 500 euros ne posent pas de problème et ne sont pas nécessaires à déclarer aux impôts. Il faut qu’ils atteignent plusieurs milliers d’euros avant de se pencher sur la question. Pour rappel, ce type de déclaration ne pourra être fait qu’en ligne dès le 1ᵉʳ janvier 2026.