
Après une hausse d’environ 3% observée entre 2024 et 2025, les premières grilles tarifaires déjà publiées pour 2026 laissent entrevoir de nouvelles augmentations sur certains frais bancaires. Celles-ci s’inscriraient dans une fourchette comparable à celle constatée ces dernières années, autour de quelques points.
En effet, l’année 2026 prévoit d’être marquée par une hausse des frais fixes. En 2025, un client payait déjà environ 220 euros par an de frais bancaires, dans une banque traditionnelle. Pour certains profils, la facture dépasse même les 300 euros. Dans les faits, la tenue de compte, jusqu’ici gratuite, sera facturée 20 à 35 euros par an, et les cartes bancaires atteindront 45-50 euros pour une classique et plus de 130 euros pour une premium. Toutefois, les incidents bancaires restent les plus coûteux. Une commission d’intervention peut atteindre 8 euros par opération, dans la limite de 80 euros par mois et un rejet de prélèvement est facturé jusqu’à 20 euros. Pour les clients concernés, la note peut rapidement grimper.
Détourner les augmentations, c’est possible
Le choix de l’établissement bancaire constitue un premier levier pour contenir la hausse des frais. Les banques en ligne et les néobanques affichent généralement des frais de tenue de compte nuls ou très faibles, assortis de cartes gratuites sous conditions. Pour un client sans incident, l’économie annuelle peut atteindre 150 à 200 euros. Dans les réseaux traditionnels, certaines offres sans frais mensuels existent aussi, sous réserve de critères précis comme des versements réguliers ou le maintien d’un solde minimum.
Les banques coopératives ou mutualistes adoptent également, dans certains cas, une politique tarifaire plus modérée. Le mode de gestion du compte influence également les frais. Les opérations réalisées en agence génèrent souvent des coûts supplémentaires, tandis que les virements, la gestion des cartes ou les oppositions via les applications permettent de les limiter.
Cette maîtrise des coûts s’étend aux frais courants. Les virements SEPA réalisés en ligne restent gratuits et les alertes via l’application peuvent remplacer les SMS payants. Les cartes gratuites sous conditions permettent également de réduire la facture et l’utilisation des distributeurs du même réseau limite les frais additionnels. De plus, la centralisation des comptes complète cette logique et diminue les coûts de gestion ou d’inactivité.
Contrairement aux idées reçues, la négociation reste possible. Demander une exonération de certains frais, revoir un package de services ou présenter une offre concurrente peut aboutir à des remises, notamment pour les clients fidèles.
















