
Les banques, les gendarmes et les autorités ne cessent de le répéter : il ne faut jamais divulguer de coordonnées bancaires à un inconnu et encore moins cliquer sur un lien qui vous est envoyé par message. C’est pourtant ce dont a été victime un homme de 58 ans en Meurthe-et-Moselle, rapporte France 3 Grand Est. Il y a quelques jours, à la sortie de son travail, l’homme reçoit un SMS lui indiquant que sa carte bancaire est arrivée à expiration. Selon la gendarmerie de Meurthe-et-Moselle, il est alors «invité à s’acquitter de 75 centimes pour les frais de livraison de la nouvelle carte bancaire».
Là où la manœuvre aurait dû lui mettre la puce à l’oreille, le quinquagénaire va cliquer sur le lien proposé puis va être contacté par un conseiller bancaire lui expliquant qu’il «est victime de fraude». Mais il s’agit bien évidemment d’un faux conseiller bancaire. Le problème, c’est que l’homme va se faire duper et dévoiler toutes ses données au cours d’une «très longue conversation de quatre heures», indique la gendarmerie. Sur son écran, il ne va pas hésiter à valider toutes les opérations qui lui sont proposées pendant que les escrocs vident son compte. Au total : 33 000 euros !
33 000 euros définitivement envolés ?
Pour terminer, les malfrats vont lui proposer de lui envoyer un coursier à 23h45 afin de récupérer l’ancienne carte. Ce n’est qu’à ce moment-là que l’homme de 58 ans va s’apercevoir qu’il est en train de se faire arnaquer. Il contacte la gendarmerie, mais il est bien trop tard : les escrocs se sont envolés et le coursier ne passera jamais. Selon la victime, le faux conseiller bancaire paraissait pourtant crédible et utilisait un langage approprié. Aujourd’hui, les techniques des escrocs sont de plus en plus sophistiquées pour duper les Français.
S’il y a bien une règle d’or à respecter, c’est de ne jamais ouvrir un SMS qui vous propose de changer votre carte bancaire, votre carte Vitale ou encore de régler une amende. Il s’agit toujours d’une manœuvre frauduleuse. Pour rappel, les organismes agréés envoient un courrier dans ce cas précis et jamais d’email ou de message.
Et même si vous êtes tentés d’en savoir plus, ne divulguez jamais vos coordonnées bancaires en ligne. Ce Meurthe-et-Mosellan va tenter de récupérer les 33 000 euros dérobés, mais il y a peu de chance que sa banque accepte à partir du moment où il a, lui-même, accepté de valider toutes les opérations…




















