
Quand le fisc pré-remplit votre déclaration, il peut se tromper : revenus oubliés, charges non déduites, crédits d’impôt manquants, frais réels, dons aux associations… Une case mal cochée peut vous coûter plusieurs centaines d’euros ou déclencher un contrôle.
Découvrez les erreurs les plus fréquentes à corriger avant de cliquer sur « valider ». Cette année, 40 millions de contribuables français vont remplir leur formulaire de déclaration de revenus fourni par la Direction générale des Finances publiques (DGFiP). Certes, le document est pré-rempli mais il est tout de même nécessaire de vérifier certains chiffres important.
Erreur de revenus
Avant de cliquer sur « valider », prenez le temps de vérifier si les chiffres indiqués dans la case dédiée aux revenus correspondent bien à votre salaire.
N’oubliez pas que les informations pré-remplies par l’administration fiscale sont en fait fournies par votre banque ou votre employeur. Il peut donc y avoir des erreurs : une case vide si le tiers concerné a dépassé le délai ou bien de mauvais chiffres.
Des crédits d’impôts manquants
Ensuite, vérifiez bien s’il ne manque aucun crédit d’impôt selon votre situation. Outre les classiques correspondant aux services à la personne (50 % des dépenses engagées dans la limite d’un plafond qui varie entre 12 000 € et 20 000 € par an) et les frais de garde d’enfant hors du domicile (50 % des dépenses supportées, dans la limite de 3 500 € par enfant ou 1 750 € par enfant en résidence alternée), les dispositifs MaPrimeRénov et Loc’Avantages sont de nouveau accessibles suite à la promulgation de la loi de finances 2026.
Pour le premier, le montant varie selon les revenus et la région du domicile concerné. Mais, attention, depuis le 1er janvier 2026, l’isolation des murs et les chaudières biomasse ne sont plus financées. En mettant à la location un logement à un loyer inférieur à celui du prix du marché, le dispositif Loc’Avantages permet de bénéficier d’une réduction d’impôt de 15 à 65 % selon certains critères.
La case T
Attention, cette fameuse case T est à cocher chaque année, même si votre situation de parent isolé n’a pas évolué depuis l’année précédente. Elle donne droit à un avantage fiscal au parent qui élève seul un enfant à charge en augmentant le nombre de parts fiscales de quotient familial du foyer, ce qui modifie le calcul du montant de l’impôt sur le revenu, à savoir une demi-part supplémentaire.
Les dons aux associations. Soyez vigilant si vous avez fait des dons à des associations durant l’année 2025 car toutes ne sont pas logées à la même enseigne en matière de fiscalité. Si elle vient en aide aux personnes en difficulté, 75 % du montant du don est déductible. La case 7UD sera alors concernée.
Si c’est une association d'intérêt général ou des œuvres reconnues d'utilité publiques (case 7UF), un candidat à un parti politique (case 7UH), ou une fondation pour la sauvegarde du patrimoine religieux (case 7UJ), le pourcentage de déduction est de 66%.
Des charges non déduites
L’erreur la plus fréquente des charges est la pension alimentaire, vérifiez bien les cases correspondantes selon si vous la versez ou la recevez. Dans le premier cas, elle est renseignée dans la rubrique « charges déductibles », et plus précisément dans l’une des cases dédiées, 6EL-6EM ou 6GU.
Si vous percevez une pension alimentaire (ou que l'un des membres du foyer fiscal en perçoit une, y compris un enfant mineur dont vous avez la garde ou un enfant majeur rattaché au foyer), cette dernière est à la rubrique « Traitements, salaires, pensions, rentes », dans l'une des cases 1AO, 1BO, 1CO ou 1DO. À vous de vérifier si le montant est correct.
Erreur sur les frais professionnels
Chaque année, il est possible de déduire vos frais professionnels soit via le forfait de 10 % soit en comptant leur montant réel et justifié. Si la déduction forfaitaire de 10 % est calculée automatiquement, elle est applicable à tous les salariés qui ne la demandent pas et comprise entre 509 et 14 555 € pour les revenus perçus en 2025.
Mais, attention, il peut être intéressant de faire le calcul si vous estimez que vos dépenses professionnelles sont supérieures au montant de la déduction de 10 % en ce qui concerne les frais de transport, les frais de véhicule, les frais supplémentaires de nourriture, les frais de double résidence, les frais d’études et de formation et les frais de télétravail.
Pour être déductibles, ces frais doivent être nécessités par votre profession, être payés au cours de l'année 2025 et être justifiés (conservez vos factures).
















