La crise sanitaire n’a pas eu sa peau. Le microcrédit personnel, qui permet à des ménages pauvres exclus du système bancaire traditionnel d’emprunter, connaît un vrai essor. Plus de 21.000 prêts de ce type ont été accordés en 2021, soit une progression de 7,2% par rapport à 2020. En moyenne, l’année dernière, chaque microcrédit a permis au bénéficiaire de disposer d’un capital de 3.277 euros, mobilisé dans 90% des cas pour l’achat ou la réparation d’un véhicule nécessaire à l’exercice d’une activité professionnelle.

Le dispositif fait l’objet d’un consensus dans la sphère politique et associative, chacun y voyant un outil de lutte contre l’exclusion sociale. La Banque de France “promeut fortement” ce dispositif et y consacre deux prix alors que Philippe Chassaing, alors député, a remis un rapport au gouvernement il y a un an pour renforcer cet outil. Une coalition d’associations - Secours Catholique, Emmaüs, APF France Handicap et UFC-Que choisir - vient aussi de le placer comme un des outils “d'inclusion financière universelle”.

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