Le Livret A ne fait plus l’unanimité. Autrefois considéré comme le placement préféré des Français, ce produit d’épargne réglementé par l’État a enregistré en mars son pire mois, et même son pire premier trimestre depuis le début de la collecte des données par la Caisse des dépôts (CDC) en 2009. Alors que son taux avait été revu à la baisse à 1,5% en février dernier, les épargnants français ont retiré au mois de mars 490 millions d’euros de plus par rapport à ce qu’ils ont déposé selon la CDC, rapporte Le Parisien.

Malgré tout, si une baisse importante est à noter sur les quelque 58 millions de Livret A, le stock d’argent présent sur ce livret d’épargne reste conséquent puisqu’il est aujourd’hui chiffré à 446,5 milliards d’euros. Quant au Livret de développement durable et solidaire (LDDS), dont le taux est aujourd’hui le même que celui du Livret A, le constat est similaire et prouve encore le désamour des Français de ce livret.

Les assurances-vie plébiscitées

À l’inverse, cette baisse des taux fait la part belle aux assurances vie commercialisées par les compagnies d’assurances ou les établissements bancaires. Avec aujourd’hui des taux de rendement moyen à 2,65%, ces dernières sont de plus en plus plébiscitées du fait de leur compétitivité. Attention toutefois, puisqu’il est important de noter que ce mode d’épargne reste soumis à la fiscalité, ce qui n’est pas le cas pour le Livret A.

Pour autant, si les épargnants délaissent actuellement le Livret A, celui-ci est susceptible de redevenir un placement attractif très prochainement, d’ici l’été 2026. En effet, alors qu’il dépend de l’évolution des prix, avec une inflation mesurée à 1,7% sur un an au mois de mars par l’Insee, il se pourrait bien que son taux remonte pour ainsi le faire revenir dans la course. Une révision de son taux est d’ailleurs attendue à la mi-juillet et pourrait atteindre 1,8% selon plusieurs experts du marché.