Chaque année, l’État économiserait près de dix milliards d’euros grâce aux aides sociales non réclamées. Selon Previssima, certaines aides ont un taux de non-recours énorme comme le Revenu de solidarité active (34%) ou le minimum vieillesse (50%). Il y a quelques mois, Capital évoquait également le taux de non-recours de l’allocation éducation enfant handicapé dépassant les 85%. Au total, selon La Dépêche, près de 70% des personnes en situation de précarité ne réclameraient pas les droits auxquels ils auraient droit.

Raison pour laquelle la CAF et France Travail ont décidé de travailler main dans la main pour les aider. Les deux entités ont signé une convention de partenariat lundi 20 janvier à Cahors dans le Lot. Le directeur de France Travail du département insiste sur la nécessité d’aider les plus fragiles en leur apportant «des informations» sur les droits dont «ils ne savent pas qu’ils existent». Pour garder une certaine cohérence et une coordination, la CAF et France Travail vont travailler autour de six axes.

Des ateliers organisés pour promouvoir les offres

Le premier, et le plus important, est la communication. Car si les bénéficiaires ne sont pas au courant, c’est en premier lieu parce que ce domaine est défaillant. Ainsi, des ateliers à destination du public de France Travail vont être organisés «afin de promouvoir les offres de services et les prestations de la CAF». Cela peut concerner par exemple les demandes de RSA dématérialisées, ont appris nos confrères, mais aussi l’accès aux droits des jeunes et des personnes handicapées. Car les deux organismes le savent : les personnes qui se privent de certains droits n’améliorent pas leurs conditions de vie ni leurs chances de trouver un nouvel emploi.