Un isolement professionnel… qui devient un isolement social. Le poids de la solitude pèse de plus en plus sur les seniors au chômage, très souvent condamnés à rester dans l’inactivité pendant de nombreux mois, voire plusieurs années. Comme l’a montré Capital dans le premier épisode de sa série sur les seniors au chômage qui galèrent à retrouver un emploi, nombreux sont les plus de 50 ans à faire les frais de préjugés de la part des recruteurs, les empêchant ainsi d’être réintégrés dans le monde professionnel.

«Personne ne peut imaginer la souffrance que c’est que de se sentir rejeté par la société. Même vos amis ne vous comprennent plus. Vous êtes dans la solitude la plus absolue. C’est toute votre famille qui souffre avec vous. Les mois, les années défilent, et rien ne se passe», témoigne Sonia**, 56 ans, qui a enchaîné les expériences professionnelles dans le privé, en tant qu’indépendante ou encore dans la fonction publique (Education nationale), et désormais au chômage depuis un an. Un sentiment renforcé par la sensation d’être totalement abandonné par la puissance publique, et notamment par le principal opérateur censé accompagner ces seniors au chômage : France Travail (ex-Pôle emploi).

France Travail accusé d’ignorer les spécificités des seniors

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