
Versée par la Caf aux travailleurs aux revenus modestes, la prime d’activité complète les ressources des salariés et indépendants. Pour y avoir droit, il faut notamment avoir au moins 18 ans, résider en France de manière stable et exercer une activité professionnelle ou être indemnisé au titre du chômage partiel ou technique. Son montant varie selon les revenus et la composition du foyer. Les étudiants et apprentis peuvent aussi en bénéficier, à condition que leur revenu net social mensuel dépasse 1 117,26 euros.
Comme chaque année, cette aide fait l’objet d’une revalorisation. En 2026, la hausse générale atteint 0,8%. Mais une mesure supplémentaire vient renforcer la bonification intégrée à la prime. Résultat : environ 3 millions de bénéficiaires, sur 4,5 millions d’allocataires au total, verront leur aide progresser plus nettement. La prime pourrait ainsi passer de 184 à 239 euros mensuels en moyenne, soit une augmentation de 55 euros.
Des versements revalorisés à partir de l’été
Même si la réforme est entrée en vigueur le 1er avril 2026, les premiers versements concernés n’interviendront qu’à partir de juillet. Le calcul repose en effet sur les déclarations trimestrielles de ressources. Pour les revenus perçus en février, mars et avril, le paiement interviendra durant l’été. La bonification majorée sera attribuée automatiquement aux personnes éligibles, sans démarche particulière supplémentaire. Cette hausse cible principalement les actifs dont les revenus se situent entre le Smic, soit 1 442,40 euros, et 1,15 Smic, soit 1 658,76 euros. La prime est calculée à partir d’un montant forfaitaire, auquel s’ajoute une bonification variable selon les revenus du foyer. Les ressources prises en compte incluent aussi celles des autres membres du ménage. Enfin, la mesure s’applique en métropole ainsi que dans les DROM. A Mayotte, son déploiement doit intervenir ultérieurement.



















