
«Un geste fort en faveur de celles et ceux qui travaillent». C'est ainsi que Jean-Pierre Farandou a décrit l’augmentation de la prime d’activité, selon le ministère du Travail, ce 16 février 2026. Annoncé dans le courant du mois de janvier par le Premier ministre, Sébastien Lecornu, et adopté dans le projet de loi de finances 2026, la prime d’activité augmentera de 50 euros par mois en moyenne dès le 1er avril de la même année. Au total, trois millions de personnes, sur les quelque 4,5 millions d’allocataires, verraient leur prime d’activité augmenter. Un coup de pouce de l’État dont le coût est estimé à deux milliards d’euros par an, pour une mesure qui aurait coûté 10,7 milliards d’euros aux finances publiques en 2024.
Une bonification de cette aide qui va bénéficier notamment aux personnes seules sans enfant, qui représentent 56% des allocataires selon le recensement de 2023, alors que leur proportion dans la population active est deux fois moins élevée (28%). Un phénomène de surreprésentation qui s’observe aussi, mais de manière moins prononcée, chez les femmes qui représentent presque six allocataires sur dix alors pour peu ou prou la moitié de la population active en France, selon les données de l’Insee en 2024.
Des situations concrètes pour savoir si vous êtes susceptible d’être concerné par la prime d’activité
Pour vous aider à comprendre, plusieurs cas concrets ont été présentés. Le premier concerne justement un célibataire sans enfant avec un salaire de 2 032 euros net par mois. Avant la réforme, il ne touchait pas la prime d’activité, se situant juste au-dessus du plafond. Dorénavant, il aura droit à 56 euros par mois dès le 5 mai - les allocations de la CAF étant versées le 5 du mois et au titre du mois précédent - au nom de cette prime. Autre cas d’espèce : une femme élevant seule ses deux enfants et gagnant 2 068 euros net pas mois. Elle aussi, avant la réforme, ne percevait pas la prime d’activité. Ce sera désormais le cas avec un montant de 68 euros.
Des montants qui peuvent paraître dérisoires, d’autant que la prime d’activité n’est pas un salaire et n’est donc pas comprise dans le calcul de vos droits à la retraite ou de vos aides sociales, rappelle la CGT. Mais face à des augmentations de salaires qui s'annoncent très faibles pour l’année 2026, les concernés ne devraient pas être contre ce coup de pouce.


















