
Qui dit bistrot, dit boisson, bien souvent alcoolisée. Mais en Alsace et en Moselle, certains sont bien plus que cela. En entrant dans ces lieux où l’on dépense habituellement notre argent pour boire, il est possible de trouver des casiers, comme des boîtes aux lettres, disposés contre le mur. Les adhérents peuvent y insérer leurs économies. D’après 20 Minutes, il faut déposer au moins cinq euros toutes les deux semaines pour ne pas s’exposer à une pénalité de trois euros.
Les épargnants peuvent ensuite retirer leur épargne de l’année aux mois de novembre et décembre. Au minimum, ils repartent avec la somme de 120 euros. Mais d’après 20 Minutes, certains encaissent plusieurs milliers d’euros à la fin de l’année. Ces «clubs d’épargne» sont une idée importée d'Allemagne. Ils ne sont pas proscrits en Alsace et en Moselle grâce au droit local qui s’applique en matière d'associations. Ils ont le droit d’être à but lucratif, contrairement à ceux du reste du territoire français.
Une remise de l’épargne de l’année sous forme de chèque
Malgré le succès de ces clubs d'épargne, leur nombre diminue d’année en année. En cause ? La fermeture de plus en plus nombreuse des bistrots du territoire. En outre, l’âge moyen des adhérents est assez élevé. Dans l’établissement Fayel, le président du club estime que les épargnants ont entre 60 et 80 ans. Afin de rester dans l’air du temps, l’épargne est remise depuis 2012 uniquement sous forme de chèque. Une manière également de sécuriser l’épargne de l’année qui peut être importante. Dans le club d’épargne Fayel, les adhérents repartent, en moyenne, avec un chèque de 630 euros à la fin de l’année.
Bien évidemment, les Alsaciens et les Mosellans qui adhèrent à un club d’épargne peuvent aussi posséder un ou plusieurs livrets d'épargne. Plusieurs produits bancaires existent. Le plus connu d’entre eux est le livret A. Il est possible de le cumuler avec un autre compte épargne comme le Livret de développement durable et solidaire (LDDS).


















