
Cadeaux, sapin, décorations et parfois voyages… La magie des fêtes coûte cher, et pour beaucoup, décembre rime avec budget serré. Mais pour éviter de finir dans le rouge, il existe une solution à laquelle vous n’avez peut-être pas pensé : l’acompte sur salaire. Selon une étude de Stairwage, spécialiste de la gestion d'acomptes en entreprise, publiée le 21 novembre, 52% des Français n’ont jamais entendu parler de ce dispositif. Pourtant, la promesse est séduisante : puisque vous pouvez recevoir une partie de votre salaire avant la fin du mois, uniquement pour les jours déjà travaillés. Si certains travailleurs, comme les intermittents, n’y ont pas accès, tous les salariés en CDD ou CDI peuvent en bénéficier.
Et votre employeur ne peut pas vous le refuser si vous en faites la demande : «L’acompte sur salaire est un droit inscrit dans le Code du travail, et non une faveur de votre employeur», souligne Xavier Berjot, avocat spécialisé en droit social. En revanche, ne vous précipitez pas : «La demande d’acompte ne peut se faire qu’à partir du 15 du mois, sauf dispositions plus favorables prévues par l’employeur ou votre convention collective.»
Imaginons que vous souhaitiez faire une demande d’acompte pour ce mois de décembre 2024, qui compte 31 jours, et que vous percevez une rémunération brute de 2 500 euros par mois. Vous devez d’abord calculer votre salaire journalier, ici égal à 80,65 euros (2 500 / 31). Multipliez ensuite ce montant par le nombre de jours effectivement travaillés. Ainsi, si vous faites votre demande le 17 décembre, le montant maximal de votre acompte sera de 1 371,05 euros brut (80,65 x 17).
A ne pas confondre avec l’avance sur salaire
Dernier point important : veillez à ne pas confondre acompte et avance sur salaire. Car si l’acompte vous est forcément accordé, l’avance sur salaire, elle, repose exclusivement sur le bon vouloir de votre employeur. «C’est une sorte de prêt octroyé par votre employeur pour les jours de travail que vous n’avez pas encore effectués», détaille Guillaume Gaudiot, juriste en droit du travail. Par ailleurs, cette avance devra être remboursée chaque mois, dans la limite de 10% de votre salaire net mensuel. Une contrainte qui explique pourquoi les employeurs hésitent souvent à l’accorder : «C’est une modalité peu avantageuse pour eux, en termes de trésorerie ou bien d’organisation RH», concède-t-il. Pour boucler facilement votre budget de décembre, optez donc pour l’acompte, qui vous garantit une réponse positive.


















