La taxe foncière est redoutée par des milliers de propriétaires. A chaque rentrée, ils se demandent si elle va augmenter et combien ils vont devoir régler comme différence. Cette année encore, les premiers avis ont été envoyés au début du mois de septembre. S’appliquant aux propriétés bâties comme les maisons ou appartements, les parkings, les dépendances, les piscines ou encore les bateaux utilisés en point fixe, elle est à régler par les propriétaires ou usufruitiers. Pour les paiements en ligne, la date limite a été fixée au 20 octobre cette année.

En revanche, pour tous les autres paiements, dématérialisés, il ne vous reste plus que quelques heures, puisque la date butoir est fixée ce mercredi 15 octobre à minuit. Comme le rappelle RMC, cela concerne tous les Français ayant opté pour un paiement par chèque, virement bancaire, titre interbancaire ou espèces. A noter d’ailleurs que le règlement via ce type de paiement n’est possible que si la taxe foncière est inférieure à 300 euros.

Attention aux pénalités en cas de retard

Vous ne savez pas comment régler avec ces moyens de paiement ? Pas de panique, tout est expliqué sur le site du Service Public dans la rubrique «Mes démarches». Par exemple, pour payer avec une carte bancaire ou en liquide, vous devez vous rendre chez un buraliste partenaire dont la liste est à retrouver sur impots.gouv selon votre lieu de résidence. En ce qui concerne un règlement par virement, il faut obtenir les références bancaires de votre service des impôts, normalement disponibles sur vos avis d’impôt.

Attention à ne pas prendre ces dates à la légère, même pour les ménages ayant opté pour le paiement en ligne (date limite fixée au 20 octobre). Car en cas de retard, vous vous exposez à une pénalité de 10% de la taxe foncière si vous n'avez pas payé votre impôt dans les 45 jours suivant la date de mise en recouvrement. Si vous dépassez ces 45 jours, des intérêts équivalant à 0,20% de l'impôt dû par mois viennent s’ajouter aux 10% précédemment cités.

Mardi, selon le projet de budget 2026 que Capital a pu consulter, la réforme des valeurs locatives a encore été reportée. C’est pourtant elle qui sert de base au calcul de la taxe foncière. Pour rappel, ces valeurs locatives datent de 1974 et ne tiennent donc pas compte des loyers qui ont augmenté ces dernières années. Déjà reportée dans le budget 2023 à 2028, cette révision a été reportée de trois ans, donc pas avant 2031 !

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