
Au bout de trois ans, le mensonge n’avait que trop duré. L’affaire remonte à fin 2021, raconte Sud Ouest. À l’époque, la femme d’un gendarme exerçant à Latresne accouche d’une petite fille. Peu après, la sage-femme revient à la caserne, car elle avait oublié son téléphone portable, mais sa présence fait tilt, car le centre opérationnel de la gendarmerie avec qui elle converse lui demande pourquoi elle est là. En réalité, le gendarme est accusé d’avoir antidaté la date de naissance de sa fille née le 1er janvier 2022, au 31 décembre 2021. Un changement de taille en matière de fiscalité.
En novembre 2023, le gendarme avait été condamné à deux mois de prison avec sursis et une interdiction d’exercer dans la fonction publique pendant deux ans. Il avait nié en bloc les accusations malgré les preuves. De nouveau jugé en appel le 19 novembre dernier, le gendarme a fait amende honorable en avouant avoir menti : sa fille était bien née le 1er janvier 2022. Devant la cour, le prévenu a avoué «avoir pris conscience» de ses actes et qu’il avait «manqué de lucidité».
Une carrière de gendarme en jeu
Le gendarme a également évoqué une «succession de mauvais choix sans réfléchir aux conséquences». Un revirement payant puisqu’il a finalement été condamné à 90 jours-amendes à dix euros et une privation de droit d’éligibilité pendant deux ans. Surtout, selon Sud Ouest, sa peine ne sera pas inscrite au bulletin numéro deux de son casier judiciaire.
Si l’avocate générale avait mis en avant une certaine «porosité entre la sphère personnelle et professionnelle», l’avocat spécialisé dans le contentieux de carrière des militaires a assuré qu’il n’avait pas agi «en sa qualité de gendarme» et surtout qu’il «aimait son métier». Finalement, le gendarme ne sera pas radié des cadres et pourra exercer. Il doit désormais régulariser la situation de sa fille auprès de l’état civil.



















