
Les jeunes en alternance derrière les comptoirs, en salle ou en cuisine vont apprécier. A partir du 1er août 2025, leur fiche de paie sera un peu plus conséquente. En cause ? L’accord signé le 27 février dernier par les partenaires sociaux de la branche hôtels, cafés, restaurants (HCR), qui revalorise le salaire des 84 000 apprentis du secteur, selon des chiffres de la Direction de l’animation, de la recherche et de la statistique (Dares).
Dans cette branche, comme ailleurs, la rémunération des apprentis suit une grille précise : un échelon par année de formation, chaque palier correspondant à un pourcentage du Smic – ou du minimum conventionnel, si celui-ci est plus avantageux. Aujourd’hui, un apprenti de 19 ans en première année de CAP de la branche HCR touche par exemple 43% du Smic, soit 782,62 euros brut. Sa rémunération grimpe ensuite d’année en année, jusqu’à atteindre 100% du Smic, soit 1 801,80 euros brut par mois à partir de 26 ans. Dès le 1er août, ces montants seront revus à la hausse pour tous les apprentis du secteur.
Les salaires des plus jeunes apprentis seront les plus revalorisés
Mais concrètement, combien cela change-t-il sur la fiche de paie ? Prenons Justine, 21 ans, en troisième année de CAP. Jusqu’à présent, elle touchait 78% du Smic, soit 1 440,93 euros brut par mois. Dès le 1er août, son salaire grimpera à 1 514,82 euros brut, soit 82% du Smic. Résultat : près de 74 euros supplémentaires chaque mois. Mais les grands gagnants de cette revalorisation sont les plus jeunes et en première année d’apprentissage. Actuellement rémunérés à seulement 27% du Smic – soit 491,42 euros brut pour environ 150 heures de travail mensuelles –, ils verront leur paie bondir de près de 146 euros !
Un sacré coup de pouce dont se réjouit l’Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (UMIH), principal syndicat de la branche à l’origine cette proposition : «L’apprentissage a toujours été l’ADN de notre branche d’activité et au cœur des préoccupations de nos chefs d’entreprise, il était donc logique de revaloriser le salaire de nos apprentis», explique Eric Abihssira, vice-président du syndicat patronal et président de la commission sociale du syndicat, qui se félicite que «la proposition ait fait consensus auprès de l’ensemble des partenaires sociaux» en février dernier. De quoi compenser, au moins en partie, l’impact de l’assujettissement à la Contribution sociale généralisée (CSG) et à la Contribution pour le remboursement de la dette sociale (CRDS) pour tous les contrats d’alternance signés après le 1er mars 2025.



















