«Après quelques mois d’insouciance à HEC, j’ai ressenti un profond malaise en prenant conscience que les métiers vers lesquels menaient mes études étaient la principale cause de l’effondrement environnemental.» Ces mots d’Anne-Fleur Goll lors de sa remise de diplôme, en juin 2022, ont entraîné une «standing ovation» dans la salle, avant d’être relayés sur les réseaux. L’ex-élève de la prestigieuse école de commerce disait tout haut ce que vivent des milliers d’étudiants des business schools. «Ils sont de plus en plus nombreux à remarquer un décalage entre leurs cours et la réalité climatique», explique Lou Méchin, membre de l’association Pour un réveil écologique, dont le manifeste, initié par des HEC et signé par 30.000 étudiants depuis 2018, a été l’étincelle de cet éveil chez les futures élites. «Dans le Grand Baromètre de la transition dans l’enseignement supérieur, que nous avons mené et publié en 2021, 92% des écoles de commerce disaient intégrer la transition écologique dans leur stratégie. Mais seulement 16% déclaraient avoir la volonté de former 100% de leurs étudiants à ces enjeux, quels que soient le cursus», raconte Lou Méchin.

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