"Un cador de l'ingénierie financière qui négociait avec des Etats, grand, belle gueule, confiant : il avait une aura énorme dans le groupe de travaux publics où j'ai démarré, se souvient Antoine, cadre aujourd'hui expérimenté. Il était charismatique et écouté, mais dans ses équipes, je voyais des jeunes gens brillants en souffrance. Car il était également peu accessible au doute, colérique, craint. On savait qu'après dix-huit mois au plus, il fallait changer de poste."

Leader charismatique ou manager toxique ? Ce patron-là avait versé du côté sombre, celui de l'excès de pouvoir et de l'arrogance préjudiciables au bien-être de ses collaborateurs et sans doute à son entreprise. Défini comme la capacité d'influence sur les foules par une personnalité dotée d'un prestige et d'un pouvoir de séduction exceptionnels, le charisme est une notion ambivalente dans le monde du travail. Certes, l'engagement des collaborateurs reste un Graal et les personnalités charismatiques sont supposées capables de le susciter. Mais avec les modes de travail de plus en plus collaboratifs, les nouvelles habitudes liées au télétravail, l'autonomie accrue (et exigée) de nombre de collaborateurs, beaucoup de DRH redéfinissent leurs besoins.

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