
En 2025, le salaire net moyen dans le secteur privé s’élevait à 2 733 euros par mois, selon les données de l’Insee, relayées par 20 Minutes. En brut, cela représente 3 602 euros mensuels, soit environ 43 200 euros par an. Ce chiffre, calculé en équivalent temps plein, permet de comparer tous les salariés sur une base uniforme, indépendamment du temps partiel. Cette moyenne, pourtant, cache de fortes disparités. Le salaire médian, qui partage les salariés en deux groupes égaux, atteint, lui, seulement 2 190 euros nets mensuels.
Autrement dit, la moitié des actifs gagne moins que ce montant, tandis qu’une minorité de très hauts revenus tire la moyenne vers le haut. Les extrêmes sont frappants : 10% des salariés touchent moins de 1 492 euros, tandis que 10% dépassent 4 334 euros. Le niveau de rémunération varie fortement selon le statut professionnel. En 2024, un cadre gagnait en moyenne 4 629 euros nets, plus du double d’un employé (1 941 euros), tandis que les professions intermédiaires et les ouvriers touchaient en moyenne respectivement 2 633 et 2 051 euros.
De profondes inégalités salariales
Le secteur d’activité influence également les salaires : l’industrie affiche une moyenne de 3 021 euros, le tertiaire 2 705 euros, la construction 2 411 euros. Les services financiers se distinguent avec 4 100 euros nets en moyenne, suivis de l’information-communication à 3 800 euros, alors que l’hébergement-restauration reste sous les 2 000 euros.
Malgré une réduction progressive des écarts, les inégalités salariales entre femmes et hommes persistent. Dans le secteur privé, les femmes gagnent en moyenne 13% de moins que les hommes en équivalent temps plein, un écart encore profondément enraciné dans le monde professionnel. En somme, le «salaire moyen» donne un repère général, mais il cache les écarts réels. Selon votre situation professionnelle, votre secteur, votre statut ou votre sexe, vous pouvez être largement au-dessus… ou en dessous.


















