
Serez-vous augmenté cette année ? C’est possible, mais loin d’être sûr. Selon une enquête publiée mercredi par le cabinet WTW, rapportée par BFMTV, les entreprises françaises envisageraient des augmentations individuelles au mérite plutôt que des augmentations généralisées pour l’année 2026. Comme l’explique Khalil Ait Mouloud, directeur de l'activité enquêtes de rémunération chez WTW en France, dans un communiqué, seul un tiers (29%) des entreprises françaises envisagerait des augmentations généralisées cette année. Elles étaient deux fois plus nombreuses (61%) l’année dernière.
«L'enjeu n'est plus d'augmenter tout le monde pour compenser l'inflation, mais de différencier les talents pour soutenir la performance et la transformation des organisations. Dans ce contexte plus sélectif, la qualité de l'arbitrage prévaut désormais sur le volume global du budget», ajoute Khalil Ait Mouloud. L’«individualisation quasi-systématique» des augmentations serait donc appliquée dans la majorité des entreprises françaises en 2026.
Une directive européenne en cause
Cette décision, qui semble plutôt collective, pourrait s’expliquer par la directive européenne sur la transparence salariale. Celle-ci doit être transposée dans le droit français avant l’été 2026. «Près de 46% des entreprises prévoient de consacrer une part de leur enveloppe à des ajustements d'équité interne, notamment de rattrapage des écarts entre femmes et hommes non justifiés par des critères objectifs, contre 40% l’année dernière, selon l’étude de WTW.» Ces ajustements seraient donc personnalisés.

















