Un chiffre relativement élevé, mais qu’il convient d’éclaircir. Selon l’INSEE, le salaire moyen en France est de 2 735 euros nets par mois, soit 3 613 euros bruts mensuels, soit environ 43 356 euros bruts par an. Mais cette somme, qui paraît confortable, cache une réalité plus complexe. En effet, ce chiffre, calculé sur la base de l’équivalent temps plein, ne prend pas en compte les travailleurs à temps partiel. Ces derniers sont particulièrement nombreux dans le commerce ou les services. Et leur réalité est bien différente puisqu’un salarié à temps partiel dans un secteur moins rémunéré se retrouvera bien en deçà de ce montant moyen.

De plus, cette dynamique salariale n’est pas la même dans tous les secteurs. Si certains, comme l’ingénierie ou la santé, sont en pleine expansion, d’autres voient leurs salaires stagner, voire diminuer comme ceux de l’agriculture ou du commerce, précise Le Point. Cette distinction conduit à un constat : le marché du travail avance à deux vitesses. Avec, d’un côté, les secteurs porteurs dans lesquels les salaires augmentent continuellement, et de l’autre, des professions moins qualifiées ou en difficulté où la rémunération est à l’arrêt. Cette fracture est aussi marquée géographiquement puisque dans certaines régions du territoire, les salaires grimpent rapidement quand cela est plus difficile dans d’autres coins de l’Hexagone.

Les femmes moins présentes que les hommes sur le marché du travail

L’écart des revenus entre les hommes et les femmes est également un problème majeur qui persiste au fil des années. Selon nos confrères, après s'être resserré de 15 points de pourcentage entre 1990 et 2010, il ne s’est réduit que de cinq points de pourcentage entre 2010 et 2020. Cette disparité s’explique d’abord par le fait que les femmes sont moins présentes sur le marché du travail avec un taux d'activité inférieur d’environ 10 % à celui des hommes. L’éducation joue aussi un rôle important même si les filles réussissent mieux en moyenne que les garçons à l’école. Elles ne représentent, par exemple, que 30 % de ceux des écoles d’ingénieurs.