
Sommaire
1. Attendre d’avoir trouvé la super idée
Beaucoup pensent qu'il faut avoir une idée révolutionnaire pour démarrer son entreprise. Erreur ! «Les succès entrepreneuriaux viennent bien moins d'idées inédites que d'améliorations de l'existant. Airbnb n’a pas inventé l’hospitalité, Uber n’a pas inventé le taxi. Oubliez l’idée et pensez besoin ! On se lance quand on a identifié un problème que l’on se sent capable de le résoudre mieux que les autres. Et que cette perspective nous motive tellement que l’envie est plus grande que sa peur», prévient d’emblée Catherine Barba, présidente et co-fondatrice d’Envi, une école dédiée aux indépendants.
2. Vouloir vivre de sa passion
Vous êtes passionné de céramique, de badminton, de dessin, de développement personnel, de yoga… et vous pensez que c’est un atout différenciant pour réussir votre projet entrepreneurial ? Eh bien, c’est un mythe. «La passion aide à oser y aller, mais elle ne suffit pas pour tenir dans la durée. Ce qui compte, c'est votre motivation, vos ressources et votre capacité d’action. Surtout celle qui vous permet d’aller chaque jour inlassablement chercher clients, chiffre d’affaires et marge. L’enthousiasme des débuts se frotte à la réalité. Vous découvrirez vite que la passion ne nourrit pas. Le sens ne peut pas être décorrélé de l’exigence de rentabilité et de résultat», insiste-t-elle.
3. Aspirer à la liberté totale
Des déjeuners à rallonge, des week-end cool «en veux-tu en voilà», de la souplesse à gogo pour gérer les enfants et les accompagner à leurs activités sportives et culturelles, une partie de tennis en plein milieu de journée… On se plait à imaginer les entrepreneurs totalement libres, pas de patron, pas d'horaires imposés, pas de contraintes : le rêve !
C’est vrai que créer son entreprise, c’est retrouver une forme de liberté, celle de choisir ses règles, de tracer sa route, d’être responsable de ses choix, de ses échecs comme de ses réussites. «Moi aussi je savoure chaque jour la liberté de porter un projet qui me ressemble, aligné avec mon axe de vie. Mais la liberté des entrepreneurs, c’est surtout celle de travailler non-stop sans garantie de revenu. Et on doit toujours rendre des comptes, à commencer par ses clients – ces astres», illustre la dirigeante d’Envi.
4. Prendre des risques inconsidérés
On imagine aussi les entrepreneurs comme des joueurs de poker, des têtes brûlées animées par le goût de l'adrénaline et du défi. Mais attention, il y a risque… et risque. «On prend nécessairement des risques quand on se lance dans l’inconnu, mais les entrepreneurs à succès que je connais ne prennent jamais de risques inconsidérés. Au contraire, ils cherchent à les réduire au maximum, ils prennent des risques calculés. Et ils raisonnent en perte acceptable. Ce qui distingue les entrepreneurs n'est pas l'amour du risque mais leur capacité à tolérer l'incertitude. Ils trouvent du confort dans l’inconfort», soutient cette experte de l’entrepreneuriat.
5. N'avoir peur de rien
«On se représente les entrepreneurs comme des aventuriers intrépides insensibles au danger, ne connaissant ni doute ni hésitation. Pourquoi c'est un mythe ? La peur est normale ! Elle est même très utile. Elle sert de signal d'alerte pour mieux se préparer et évaluer les risques. Les entrepreneurs la ressentent évidemment, mais ils ne la laissent pas les paralyser. Ce qui les distingue n’est pas l'absence de peur mais leur capacité à agir malgré la peur. Ils se préparent au pire, avec lucidité. La vraie force des entrepreneurs est de ne pas laisser la peur dicter leurs choix», argumente-t-elle.
6. Savoir tout faire
Marketing, finance, vente, gestion... vous vous prenez sans doute pour un super-héros polyvalent, capable de tout maîtriser pour faire prospérer votre future petite entreprise. Ah, c’est beau de rêver ! «En fait, les entrepreneurs ne savent pas tout faire, ils sont lucides sur leurs points forts et ce qui leur manque pour réussir leur projet. Ce n'est pas leur polyvalence qui les rend performants, mais leur aptitude à bien s’entourer, à apprendre et à s'adapter», conclut Catherine Barba. Seul on va plus vite, mais ensemble on va plus loin.
A l’écoute d’entrepreneurs qui ont foiré leur petite entreprise
Zoom sur 4 podcast qui parlent sans détour de l’échec avec un grand E quand on se met à son compte. Et qui dédramatisent cette expérience.
- «J’ai planté ma boite»
Marine Petitbon, ex-fondatrice de Juste l’Essentiel, a beau avoir mis tout son temps, son énergie et son argent dans sa boite… cela n’a pas fonctionné. Dans ce podcast, elle partage son parcours, ses moments de doutes, ses mauvaises décisions, ses galères financières. Mais aussi tout ce qu’elle a appris en se plantant.
- «Plantés»
Réalisé par l’agence de contenu FeuilleBlanche et soutenu par l’association GSC, ce podcast vise à lever le voile sur une facette souvent ignorée de l’entrepreneuriat : la possibilité de l’échec. A travers une flopée de témoignages, on découvre la pluralité des crashs d’entreprises. Des infos précieuses pour préparer la nouvelle génération d’entrepreneurs à ne pas reproduire les mêmes erreurs, ou au moins de s’y préparer au mieux.
- Échec et pas mat »
Lancé par «60 000 rebonds», un association d’aide aux entrepreneurs confrontés à l’arrêt de leur activité, ce podcast aborde l'échec sous différents angles notamment grâce aux parcours de vies de créateurs d’entreprise, de sportifs… On aime l’un des derniers épisodes consacré à la médiation comme outil de résilience.
- «La cohorte»
Lancé en 2017 par Marine Aubonnet qui galérait à développer son activité de rédactrice freelance, ce podcast donne la parole à ses consœurs et confrères qui racontent comment ils mènent leur barque. Tout y passe : leur stratégies, leurs réussites.
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- Sans engagement


















