Quand on envisage de se lancer à son compte, c’est drôle comme souvent on se focalise sur le statut, les démarches administratives… Or, le statut, c’est à la tout fin qu’il faut s’en préoccuper ! La vraie priorité est d’identifier précisément ce que vous allez vendre, à qui, combien, et pourquoi les clients vont vous choisir vous plutôt qu’un autre. Si vous n’êtes pas incollable sur vos cibles, si vous ne comprenez pas ce dont elles ont vraiment besoin, vous ne bâtirez pas sur des fondamentaux solides. Il y a cinq questions relatives à vos cibles auxquelles vous devez absolument savoir répondre si vous voulez bien vivre de votre business. Revue de détails.

1. Profiler

  • Qui sont mes clients, qu’est-ce que je dois connaître sur eux ?

Avant de vous lancer, émettez des hypothèses que vous allez tout de suite valider en effectuant des recherches sur Internet et en allant sur le terrain interroger les gens, des vrais.

  • Comment s’y prendre ?

Pour chaque nouveau client, ouvrez une fiche et notez ce qu'il a acheté, son profil, un détail, ce qu'il aime, ce qui est important pour lui, et complétez-la chaque fois que vous collecterez une nouvelle information. Essayez de dégager des caractéristiques communes et demandez-vous où vous allez pouvoir trouver les clients suivants. Si vous visez des entreprises, collectez également un maximum d'informations : quelle taille, quel secteur, qui précisément (le dirigeant ? le DRH ? le responsable RSE ?). Demandez à des entrepreneurs qui adressent les mêmes cibles que vous ce qu’ils connaissent de leurs clients, ce qu’ils vous conseillent de savoir. Pour enrichir votre analyse, utilisez les forums, les groupes Facebook ou LinkedIn. Regardez où votre public partage ses problèmes et comment il les exprime. Par exemple, si vous ciblez des amateurs de bricolage, scrutez leurs discussions sur des blogs spécialisés. Cela vous éclairera à la fois sur leurs besoins et leur vocabulaire. Ne restez jamais dans le flou, en touriste de l'entrepreneuriat. Plus vous connaitrez vos cibles, plus vous vendrez.

Juliette Goyer, 56 ans, coach professionnelle : fixer des tarifs justes

© SP

Pendant 23 ans, Juliette Goyer a été avocate d’affaires dans de grands cabinets internationaux. Tout en étant déjà indépendante, elle touchait quand même un fixe mensuel sous forme de rétrocession d’honoraires. Quand elle décide en 2018 de faire un pas de côté pour se lancer dans le coaching d'avocats, elle doit alors fixer ses propres tarifs. Pas toujours évident de «s’estimer» au juste prix. Pour y parvenir, elle se forme (chez Envi) et définit une nouvelle stratégie tarifaire. «Aujourd’hui, je ne travaille ni au taux horaire, ni au forfait jour mais j’ai une palette de prix corrélée à différents parcours d’accompagnement et à la capacité de financement des clients. Je ne facture pas la même chose à un cabinet d’avocat d’affaires qu’à un avocat indépendant. Je sais où je vais et je suis confiante dans ma proposition de valeur», assure-t-elle.

2. Chiffrer

  • Mes clients sont-ils assez nombreux pour que cette activité soit ma source principale de revenu ?

Vous n’allez pas lancer une activité pour découvrir au bout de quelques mois que vous n’êtes que dix en France à avoir besoin de ce que vous comptez vendre ! Vous avez intérêt à vous assurer que vos produits ou votre service concerne un volume assez important de personnes ou d’entreprises afin que vous puissiez vivre de votre business pendant les deux, trois ou cinq prochaines années. Surtout si c’est votre seule source de revenu. Vous devez avoir une idée précise de la taille de votre marché : combien de personnes à la louche votre offre est susceptible d’intéresser.

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