L’entreprise individuelle

C’est la forme d’entreprise la plus simple pour les solos : pas de capital social, des démarches d’immatriculation facilitées, des obligations comptables limitées… Elle convient particulièrement aux consultants, aux artisans et aux créateurs ayant des projets modestes, sans grandes perspectives de développement à court terme. Le principal défaut de ce statut a été gommé par la loi en faveur du travail indépendant : depuis mai dernier, le patrimoine personnel et le patrimoine professionnel de l’entrepreneur sont dissociés. Fini donc la crainte de se voir saisir ses biens personnels en cas de difficultés financières.

Nombre d’associés : Aucun, l’entrepreneur est seul mais il peut embaucher.

Montant de capital social : Sans objet (pas de notion de capital).

Régime fiscal : L’entrepreneur individuel est soumis à l’impôt sur le revenu. Tous les bénéfices sont alors imposés au niveau de son foyer fiscal selon le taux progressif classique. Si le CA est inférieur à 72 600 euros (activités de conseil) ou 176.200 euros (activité de vente), l'entreprise est soumise au régime microentrepreneur. Si le CA est supérieur à 72.500 euros ou 176.200 euros, l'entreprise est soumise au régime réel d'imposition : le bénéfice imposable est calculé en tenant compte des charges réelles.

Régime social : L’entrepreneur relève de la Sécurité sociale des indépendants. Si le CA est supérieur à 72.600 euros (activités de conseil) ou 176.200 euros (activité de vente), les cotisations sociales sont calculées sur la base du bénéfice annuel réalisé l'année précédente (elles représentent environ 45%). Même en l'absence de bénéfices, des cotisations minimales restent dues.

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