Malte

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Olivia Levelt et Charles Aignan, 36 et 39 ans, créateurs d'une boutique d'espadrilles françaises à La Valette.

De retour à Paris après avoir passé un an en Australie, Olivia, alors consultante en recrutement, et Charles, chef de publicité, ont très vite eu envie de repartir. «Nous souhaitions gagner en qualité de vie», explique Charles. «Et Malte s'est révélée être la destination idéale, ajoute Olivia. Nous y sommes venus plusieurs fois et nous sommes tombés sous le charme de cette île bourrée de qualités : on est en Europe, donc plus proches de nos familles, l'anglais est la langue officielle, il fait beau, le pays est magnifique, les gens adorables…» Il y a sept ans, le couple saute le pas et s'installe à La Valette, où il ouvre la boutique Marquis de Vissac, spécialisée dans les espadrilles cousues main venant du Pays basque. «J'ai toujours été fan des espadrilles, raconte-t-il. Et on s'est rendu compte que ce produit avait du succès partout, jusqu'en Australie, où on me demandait souvent d'où elles venaient. Notre projet est né là-bas. Ensuite, La Valette, la principale attraction touristique de Malte, s'est imposée comme le meilleur choix pour notre magasin. Les espadrilles sont un produit d'été qui séduit aussi bien les locaux que les visiteurs étrangers. Et quel bonheur de travailler dans cette ville musée», s'enthousiasme Olivia, qui a aussi lancé Genesis Boho Lifestyle, une marque de pantalons d'été fabriqués à Malte. Un choix qui permet de ne pas payer de taxe sur les produits d'importation. Un autre bonheur est de se rendre en bateau à la boutique, depuis Gzira, la ville où ils habitent. Le couple n'a pas eu de mal à s'adapter à la vie locale. «Malte est très cosmopolite et dynamique, explique Charles. Et la petite taille de l'île fait qu'elle est très ouverte sur l'extérieur. En outre, ici, tout est simple. Lorsqu'on est arrivés, on a été surpris par la liberté d'entreprendre.» «C'est un pays facile d'accès, on s'y installe rapidement, complète Olivia. On peut créer une entreprise en une semaine. L'administration est plus simple qu'en France. En plus, on se fait vite des amis, Les gens aiment faire la fête. Bien sûr, en temps de Covid, c'est un peu plus compliqué, comme partout…» Pour Olivia et Charles, le retour en France n'est pas d'actualité.

Les plus «La qualité de vie, le climat, la mer, le mélange des cultures, la facilité d'entreprendre et la situation géographique, à seulement deux heures d'avion de la France.»
Les moins «L'humidité et la poussière peuvent être gênantes. Et le pays n'est pas au niveau de la France dans certains domaines, comme la gastronomie et le système de santé.»
Leur conseil  «Avant de s'installer dans un pays, l'idéal est de faire des repérages, une étude de marché, de rencontrer des expats…»

Canada

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Caroline Schaller, 46 ans, œnologue au domaine Osoyoos Larose, en Colombie-Britannique.

Son diplôme d'œnologie en poche, Caroline Schaller, native de Toulouse, a travaillé dans de grands domaines viticoles du Sud-Ouest, mais aussi en Californie et au Chili, avant de revenir en France pour diriger, durant treize ans, le domaine d'En Ségur. «Je n'avais pas spécialement envie de quitter la France, raconte-t-elle. Mais un recruteur m'a parlé du projet du groupe Taillan, propriétaire d'Osoyoos Larose en Colombie-Britannique. Il s'agissait de diriger et développer le domaine, en participant notamment à la construction d'un nouveau chai. Travailler à l'étranger pour un groupe français reconnu, dans une région viticole en plein essor, était une vraie opportunité. Et mon mari, également œnologue, savait qu'il trouverait du travail. Tous les feux étaient au vert pour relever le challenge !"

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